Cette ligne de dialogue est prononcée par l'un des principaux antagonistes de la série, au moment où elle révèle que l'une des informations majeur du premier épisode, est un mensonge total. C'est une clé pour comprendre pourquoi cette série échoue à raconter une bonne histoire.
Parce que son scénariste révèle dans cette phrase qu'il pense qu'une "bonne histoire" camoufle nécessairement un mensonge, une tromperie et donc qu'une histoire réellement bonne/vraie se doit, d'après ce qui nous est montré ici, d'être décousue, pleine de temps morts, de bifurcations insupportables et dépourvu de sens. En un mot mauvaise.
Ce côté "tromperie" de "la belle histoire" était plutôt réussi dans la série précédente du scénariste "Les Serments de Minuit". Parce que l'histoire réelle était beaucoup plus cohérente et intéressante que celle dans laquelle croyaient les protagonistes. Là on a l'impression qu'il n'y a rien. Rien que le vide de ces ados qui tuent le peu de temps qui leur reste en jouant à se faire peur.
Peu de chose m'horripile autant que ce trope contemporain de ces écrivains qui n'assument pas jusqu'au bout le genre fantastique.
Il ne nous propose donc pas une "bonne histoire", mais un patchwork de récits décousus, sensés nous en apprendre plus sur le personnage qui raconte chacune d'entre elle. Mais honnêtement, ce ressort narratif est très mauvais puisque sans enjeux (puisqu'on sait que c'est de la fiction). Et puis, pendant ce temps, l'histoire principale, elle, est littéralement en suspend.
Et ce récit principal, le moteur dramatique de la série, sans cesse au point mort, cahotant tant bien que mal pendant ces 10 laborieux épisodes, quand il avance finalement, c'est pour révéler un manque atroce de puissance. Jusqu'au dénouement très prédictible qui désamorce toutes les promesses initiales et nous laisse dans le dernier épisode, le plus long et chiant de tous, dans un ennui complet.
Quelle déception.