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le 15 mai 2010
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The Office commence sur un ton humoristique favorisant le malaise, avec une galerie de personnages dont on découvrira avec plaisir les couches successives de personnalités, personnages que la série épluche avec précision, tout en soignant, souvent avec brio, des situations borderlines et des revirements inattendus. Sous la femme professionnelle jusqu'au bout des ongles, on ne s'attend pas à la folle hystérique qui pourtant est crédible.
Au bout de l'interminable saison 2, les longueurs s'installent, mais il y a aussi du regain de temps à autres alors on s'accroche. L'air de ne pas y toucher, on y traite de la crise, de la crainte de perdre son emploi dans une période précaire, tout en saupoudrant le tout d'un grain d'absurdité.
Série beaucoup trop longue aux saisons beaucoup trop longues (ça dépasse parfois 25 épisodes), il arrive un moment où il n'y a plein rien à dire sur les personnages et alors ça tourne en rond. Les mêmes types de gag sont recyclés. Certains acteurs, dont on ne sait plus quoi faire, comme Ryan, Kelly ou Toby, deviennent inutiles.
On laisse peu à peu de côté la crise, et là encore plus rien à dire, si ce n'est intégrer dans les saisons des épisodes de remplissage.
Pire, avec le temps The Office joue la carte de l'émotion, du côté humain, désamorçant alors son principal atout ; le malaise, et la tension qui en résulte entre les personnages.
Michael Scott, le boss imbuvable, devient vers la fin le "best boss ever" à qui on trouve une improbable âme-soeur. Voilà le larmoyant qui s'invite de plus en plus.
Pour remplacer Steve Carell qui réussit l'exploit de rendre crédible un débile improbable, on invite Will Ferrell qui se viande à cause d'un personnage qui se veut sur le même ton, mais en terriblement mal écrit. Puis vient James Spader en gourou qui n'a rien à faire là.
D'un potentiel formidable, The Office n'ayant pas de plan sur le long terme, s'enfonce dans l'ordinaire pour sombrer sur ses deux dernières saisons dans le néant.
Créée
le 20 sept. 2025
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