The Penguin : Une semaine après que Riddler ait fait sauter les digues de Gotham, Oswald Cobb, surnommé Le Pingouin, mal-aimé, chauffeur des Falcone, au bas de l’échelle, tente de monter l’une contre l’autre les familles Falcone et Maroni qui règnent sur la ville, afin de les détruire et de prendre le pouvoir. Mais Sofia Falcone, qui vient de sortir d’Arkham, est également en lice pour s’approprier la ville.
Suite immédiate au film The Batman, on suit donc les manipulation de Cobb, affublé du surnom Le Pingouin qu’il déteste et qui le renvoi directement à son infirmité.
On est assez loin de l’image du Pingouin porté par Burton, mais qu’importe.
Colin Farrell reprend le rôle, et est méconnaissable : balafré, claudiquant, en surpoids, pratiquement chauve... Mais quel jeu ! Il est absolument incroyable ici.
Les deux premiers épisodes posent le contexte. On voit parfaitement comment Cobb veut tirer les ficelles. L’évènement de l’épisode 3 qui dévoile la folie de Sofia Falcone (Cristin Milioti est absolument épatante dans son rôle aussi) est un vrai tournant dans la série.
On a d’un côté un manipulateur assez doué qui n’a d’autre talents que de trahir à peu près tout le monde, et qui veut à tous prix préserver sa mère, et de l’autre une cinglée traumatisée, tueuse en série, qui souhaite se (re)faire un nom. C’est explosif, et les évolutions des personnages sont très bien écrites.
La série nous plonge dans les tréfonds d’un Gotham glauque, gothique, humide, dans lesquels ne peuvent que proliférer les crimes, la prostitution, la corruption et la drogue. Peu de solution d’avenir pour les jeunes des quartiers pauvres, des terrains propices aux trafics, aux vols et aux meurtres.
La série se déroule sur quelques jours, pas d’évocation du Batman ici, si ce n’est qu’en tout début de série, et son logo dans le ciel à la fin. Peut importe, il ne vole pas la vedette au Pingouin, véritable centre de l’intrigue.
Une très belle surprise qui permet de faire patienter d’ici The Batman 2, qui devrait faire suite à la série