Le Pitt
(Saison 1)
Je me dois d’être transparent ici. Si ça n’avait pas été de l’insistance élogieuse de mon amie Audrey Beauregard Portelance. Je n’aurai sans doute jamais écouté cette série. Et grâce à elle, je sors de cette première saison complètement lessivée. Alors ‘’pas’’ merci à toi d’avoir mis mon mental à terre et de m’avoir fait découvrir cette phénoménale série.
Bon, je dois préciser d’entrée de jeux que les œuvres télévisuelles centrées sur le médical ne sont pas ma tasse de thé. C’est un milieu qui ne m’attire pas des masses, pour être honnête. Pourtant, j’en ai vu quelques-unes dans mon parcours cinéphile. D’ailleurs, l’une de mes séries favorites du moment se déroule dans ce milieu et elle s’appelle ‘’St. Denis Medical’’. Comme quoi je suis une contradiction en soi. Tout ça pour dire que j’allais de reculons dans cette nouvelle proposition d’HBO baptisée ‘’Le Pitt’’.
Laissez-moi vous dire que cette série est une véritable claque télévisuelle. Grossièrement, c’est une sorte de croisement improbable entre la série ‘’24 Chrono’’ et celle ‘’Urgences’’. Au travers des yeux du Dr Michael « Robby » Robinavitch, le médecin-chef des urgences, le récit nous plonge dans un quart de travail de 15 heures dans les urgences d’un hôpital de Pittsburgh.
Cette série est tout simplement un exemple d’efficacité narrative et émotionnelle. ‘’Le Pitt’’ a cette force de nous faire vivre un véritable tour de manège spectaculairement réaliste, résolument tendu, viscéral sur les bords, mais aussi joliment profond thématiquement. Ce tour de force tient aussi du fait que sa distribution bourrée de jeunes et de moins jeunes talents est impeccable de bout en bout.
Je pense à Taylor Dearden, Isa Briones et Gerran Howell qui incarnent incroyablement bien les nouveaux internes de l’hôpital d’un côté. De l’autre, on a Patrick Ball, Katherine LaNasa et Tracy Ifeachor qui sont solides en tant que vétérans des lieux. Au milieu de tout ça, on a bien sûr Noah Wyle en docteur Robby. Son personnage représente un vrai phare dans tout ce chaos ambiant. Wyle arrive à nous offrir un personnage magnifiquement humain oscillant entre une vulnérabilité vibrante et une prestance aussi solide qu’un roc.
Bon bref, ‘’Le Pitt’’ n’est certainement pas une œuvre des plus accessibles, en raison du au réalisme sans concession qu’elle emploie. Il reste qu’elle mérite d’être découverte, ça ne fait pas de doute. Pour ma part, je vais prendre un moment avant de m’attaquer à la saison 2. Que voulez-vous, après une telle expérience à la fois si immersive et si choquante, j’ai besoin d’un peu de répit mental.
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