Au début, tu crois regarder une autopsie d’un drame familial et judiciaire. Puis la série commence à tirer dans toutes les directions sans jamais choisir ce qu’elle veut raconter.
L’homosexualité vue comme une “déviance” dans l’Amérique du début des années 2000 ? Le système judiciaire américain et ses experts corrompus ? La théorie absurde de la chouette tueuse ? Le deuil d’une famille qui se désagrège ?
Tout est abordé. Rien n’est vraiment creusé.
Et ce choix de montrer plusieurs versions de la mort de Kathleen finit par casser toute implication émotionnelle. À force de ne jamais savoir si on voit une hypothèse, une reconstitution ou “la vérité”, la mort devient presque un gimmick de mise en scène.
Le plus frustrant, c’est que la série TEASE constamment quelque chose de grand. Une réflexion sur la vérité, sur la fabrication du récit, sur la justice spectacle. Mais elle reste coincée dans des longueurs interminables et des sous-intrigues qui n’aboutissent à rien.
En vrai, The Staircase aurait probablement été meilleur en film de 2h.
Parce que derrière les 8 épisodes, il reste surtout une question : “tout ça pour raconter quoi, exactement ?”
Même le vieillissement des personnages ressemble parfois à un sketch SNL.
Le pire ?
Le mystère autour de Kathleen te tient suffisamment pour continuer… mais une fois terminé, il ne reste quasiment rien. Aucune idée forte, aucune émotion durable, aucune lecture philosophique intéressante du drame.
Une série qui donne l’impression d’être importante, sans jamais vraiment avoir quelque chose à dire.