On attendait cette suite. J’ai vu The Testaments et je vous donne mon avis sans spoils. 15 ans après les péripéties de la Servante écarlate, on se retrouve à Gilead où l’on va suivre la vie de trois femmes.
Cette suite de The Handmaid’s Tale est très vite arrivée. C’était une série que j’ai adoré et j’avais hâte de découvrir la suite de l’histoire. Et ce fut une très bonne surprise. The Testaments n’est pas une simple copie, loin de là, elle a su se démarquer de la série mère tout en gardant le même univers. Une très bonne série, captivante, révoltante et passionnante.
Après avoir suivi June pendant plusieurs saisons, on se retrouve avec une toute nouvelle génération de personnages. Même si on a le droit à des clins d’oeil et des éléments qui relient les 2 séries. L’idée de replonger dans Gilead de manière différente est excellente. Ici, on va suivre une génération qui est née dans ce pays, qui n’a pas connu la vie d’avant. Les jeunes filles sont donc endoctrinées depuis leur tendre enfance. On n’a pas à faire à des héroïnes voulant se révolter. Elles croient à leur régime, à leurs règles et leurs coutumes. Et ça change complètement notre vision de l’univers. Avec même plusieurs points de vues, encore une excellente idée. Ces jeunes femmes vont être face au doute, à la curiosité, à la contradiction. Ça en devient passionnant. On découvre un monde où tout est impeccable, millimétré, avec des belles couleurs, un ton lumineux… La réalisation part dans ce délire qui finalement n’est qu’un monde artificiel. Ce parallèle est excellent, surtout lorsque l’on voit la cruauté, la violence, la place de la femme dans cette société où tout ça paraît normal. L’histoire est intéressante, les péripéties sont entraînantes, avec son lot de rebondissements. Le scénario prend son temps pour développer ses personnages. Tout ça nous provoque beaucoup d’émotion. Voir un contrôle mental, religieux et social aussi terrible peut être révoltant. Visuellement, c’est très beau, les musiques sont très bien. Et le casting est vraiment surprenant, on s’attache tellement vite.