Plus qu’agréablement surprise par cet anime à mi-chemin entre la relique et le miroir. Relique parce qu’il s’agit, matériellement, d’un anime qui a tout pour me plaire. Les espaces sont peu nombreux, cubiques, et l’utilisation de la 3D permet d’en explorer plus facilement les recoins. Cela donne un aspect très « logiciel » qui, compte tenu la méthode de diffusion assez novatrice de l’époque, me laisse penser que ce n’est pas juste du hasard (un anime disponible premièrement en streaming en 2008, quand même!).
Au delà de ça, je retrouve quelques sensibilités artistiques de Yoshiura, qui même s’il n’est pas un animateur de beaucoup de traits, use souvent de coups brusques de caméra pour donner à ses animations un peu d’étrangeté. Ajoutez à cela des chara designs qui font penser aux Persona de la PS2, des personnages qui ne crient pas tout ce qui leur passe par la tête, et vous avez déjà là un anime qui a tout pour me plaire.
Maintenant, et j’ai un peu la flemme de m’étaler dessus, le miroir se voit dans le propos. L’œuvre résonne certainement plus avec notre monde actuel qu’avec le sien. Les robots tels qu’imaginés par Asimov y existent, et plusieurs remises en question de l’identité, de l’intimité, de l’intelligence y sont question. L’épisode 6 est absolument déchirant et je commence à me rendre compte que beaucoup de mes personnages préférés sont soit « infirmes » soit robots.
Bref, une courte série qui comme Platonic Chain me séduit d’un charme unique, mais qui cette fois pourra plaire à un plus grand nombre, je le pense.