Dès les premiers instants, Tomodachi Game s’impose comme une œuvre très très prometteuse, rappelant immédiatement la complexité du cerveau d'autres protagoniste apprécié tel que Ayanokōji (Classroom of the Elite). Mais avec une dimension bien plus sombre et assumée. Ici, le protagoniste Yuuichi Katagiri ne se contente pas d’être stratège, il frôle la psychopathie, utilisant la manipulation émotionnelle comme un chirurgien utilise un scalpel.
Le cœur du récit repose sur un mystère étouffant, qui a trahi le groupe ? Autour de ce jeu perturbant, les organisateurs poussent les participants à leurs limites, révélant des joueurs encore plus fous que le jeu lui-même. Ce qui rend l’expérience vraiment cool, c’est cette inversion constante des rôles : les victimes deviennent bourreaux, les amis deviennent ennemis, et la vérité devient une monnaie plus dangereuse que l’argent. C’est une exploration cynique mais fascinante de l’amitié, où la confiance n’est pas une vertu, mais une faille à exploiter.
Seulement, la fin ne m'a vraiment pas plu, du moins je trouve que l'œuvre aurait pu être encore plus profonde et retravaillé. C'est un détail qui me pèse puisque l'aventure en elle même fut plaisante.