Bon début. Plongée dans les années 90 et son crack financier ; ce n’est pas si souvent que cette époque est le cadre d’un Kdrama. Niveau look, y a du kitsch et des pulls noués sur les épaules et niveau informatique, c’est la préhistoire. Le héros est un jeune et gentil branleur insouciant dont le père, qui gérait avec une approche paternaliste sa petite société, succombe sous la pression de la crise financière qui agite le pays. Fils unique, notre héros voit sa vie basculer, passant des soirées arrosées entre potes au milieu impitoyable des affaires -dans un pays en crise- doit déjouer les arnaques et tout faire pour sauver l’entreprise de son père avec l’aide de la jeune comptable dévouée. C’est franchement prenant avec une belle galerie de personnages. On est de tout coeur avec l’équipe Typhoon et on a envie qu’ils y arrivent mais les galères pleuvent, de Busan à la Thaïlande. Un méchant et son fils tête à claques veulent les couler. Il y a du comique dans un contexte pas fun mais notre club des 5 est en mode mousquetaires, mantra chevillé au corps : si on se serre les coudes on va y arriver. C’est ce que tout le pays a fait à l’époque pour en arriver là où ils sont aujourd’hui. Un chouette rôle pour Lee Jun-Ho (King the Land), décidément bon acteur et craquant. En plus niveau romance, il s’acoquine avec la comptable, la fille nature et sans le sou qui tient sa famille à bout de bras, ça change des couples habituels. Bref, de quoi passer un bon moment même si dès les premiers épisodes on devine vite comment tout cela va finir.