Adapté d'une série de romans par le même auteur que Gineiden, l'anime de Tytania ne souffre que de deux défauts remarquables. Le premier, c'est qu'il ne dure que 26 épisodes, malgré une histoire qui aurait pu – et surtout aurait dû – se développer sur une durée bien supérieure ; d'où un sentiment d'inachevé une fois le dernier épisode passé – d'autant plus que les romans n'ont pas été publiés en France – ce qui est forcément dommage. L'autre défaut, c'est que le studio Artland a trop voulu renforcer le lien entre Tytania et Gineiden, de manière bien trop artificielle ; cela se traduit notamment par des génériques très identifiés, celui de début étant dévolu à Tytania et servi par une chanson bien pompeuse, tandis que celui de fin est consacré à Fan Hulic et dispose d'une musique bien plus moderne. Alors que, entre nous, outre l'auteur et la volonté de parler de géopolitique à l'échelle spatiale (avec les batailles qui vont avec), ces deux titres n'ont pas grand chose en commun...
A part ça, c'est du tout bon. La série oscille sans cesse entre les histoires de la famille Tytania, avec ses innombrables luttes internes et sa politique expansionniste, et les aventures de Fan Hulic, en exil et devenu bien malgré lui un ennemi de Tytania et un symbole pour tous les groupes armés qui s'y opposent. L'ensemble est suffisamment bien construit pour que jamais le passage d'un camp à l'autre ne trouble la narration et la compréhension du spectateur, et les deux aspects de la série disposent tout deux de leurs propres qualités. Il s'agit d'un anime passionnant, à la fois grâce à ses confrontations politiques et ses confrontations guerrières, lesquelles se retrouvent agrémentées de moult vaisseaux spatiaux impressionnants. Cela ne possède pas la saveur toute particulière de Gineiden, mais Tytania se défend bien, en faisant une petite perle du space opera.