Encore une série anglaise (je vais bien les aimer finalement ces anglais) et encore une fois une sacrée réussite. Mais de quoi parle Utopia?
Becky, Ian, Grant et Wilson sont chacun en possession d’un manuscrit Utopia, partie 1. Ils sont sur le point de trouver la deuxième partie, jamais publiée. Mais…
Je n’en dit pas plus car le reste se laisse déguster à travers les 6 épisodes de cette première saison. Tout au long de ces 6 épisodes, on va avoir droit à une réelle histoire qui tient debout et qui se révèle très attractive. Sur un fond de conspiration mondiale, on est en face d’un thriller où les scénaristes n’ont pas hésité à jouer avec nos neurones, surtout quand on pensait un élément acquis.
Utopia se distingue également par une qualité visuelle dingue. Alors qu’on est dans un univers froid, flippant, faisant presque ressentir un enfermement du à la traque à laquelle les persos sont soumis, la série se permet de donner dans les couleurs vives comme on peut en trouver dans les comics.
Le manuscrit du départ est une BD, type comics avec un style graphique assez particulier. Ces références visuelles de la série font effectivement penser fortement à une BD. Son découpage également et ses personnages aussi. Un méchant vraiment flippant que l’on prendrait à première vue pour un simple beauf en jogging, une héroïne super forte sorte de Lara Croft urbaine, un geek ultra protectionniste et voyant des conspirations partout… Je ne dévoile pas tout mais ils sont tous plutôt bien écrit et joué. Je mettrais un bémol sur Ian (joué par Nathan Stewart-Jarrett déjà vu dans Misfits où il jouait l’inutile Curtis) et Becky qui n’est pas des plus crédibles. Par contre, Oliver Woollford qui joue le jeune Grant est vraiment top pour un gamin de 11 ans. Une belle révélation.
Utopia est une vraie claque, les épisodes s’enchaînent sans temps mort et on est happés par l’histoire. Les complots mondiaux où une poignée de gens normaux qui essaient de les déjouer fonctionnent souvent très bien. Et là c’est le cas mais il y a ce truc en plus dans la qualité du scénario, de l’image, de la bande son aussi qui colle parfaitement au thème. Ils sont fort ces anglais quand même.
A voir d’urgence, avant le début de la saison 2.
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