Je n’aime pas les séries. Je n’ai pas envie de perdre des heures à regarder des épisodes longs et mauvais. Mais il m’arrive parfois de leur donner une chance, même si souvent je les regarde «sans les regarder», à savoir que je fais autre chose en parallèle. Bon, je ne sais pas trop pourquoi, mais j’ai décidé de suivre cette série, donc, Vagrant Queen… Certains visuels ont peut-être attiré mon attention, et j’espérais sûrement tomber sur une bonne petite surprise, pas géniale, mais pas tout à fait médiocre. Mais, dès le premier épisode, mes illusions se sont vite envolées.
Oui, dès le premier épisode, donc, la série révèle toute sa nullité. Elle a même été annulée au bout de la première saison, et c’est bien mérité. J’ai pourtant persévéré, parce que je n’aime pas laisser inachevée une œuvre que j’ai commencée. Et Vagrant Queen est une œuvre, médiocre, certes, mais une œuvre tout de même. Cependant, histoire de ne pas perdre trop de temps de vie, je l’ai regardée sans la regarder, donc, vous avez compris.
Alors, en quoi Vagrant Queen est une mauvaise œuvre ? Et bien, il serait long d’énumérer tous ses défauts, mais voici les principaux. Bon, déjà la réalisation n’est absolument pas inspirée, il fallait s’y attendre, l’écriture est tout à fait pathétique, grossière, prévisible, et essaie de cacher cette platitude par des blagues d’un aussi mauvais goût. Bravo ! Il y a aussi multitude de plans qui font vraiment tristounets, pendant lesquels on ressent qu’ils se sont pas du tout cassé la tête pour créer des décors. Petite mention à ces passages censés se dérouler dans une station spatiale mais dont les couloirs ressemblent à de vieux couloirs de parking souterrains en béton bien moche. Ah, ça fait rêver n’est-ce pas ? Je veux dire, même Star Wars sorti en 1977 possédait de meilleurs décors, et là on est en 2020 quand même… C’est triste. Et puis, on a aussi droit à des passages qui sont véritablement une injure à la dignité humaine, et que je tairais donc pour ne pas blesser ceux qui ont encore foi en l’humanité.
Bon, il y a bien quelques efforts, comme au niveau des costumes souvent assez jolis et recherchés (bon, pas toujours, mais j’essaie de trouver des points positifs). Ils ont aussi introduit une relation saphique histoire de faire vendre (ben oui, c’est à la mode), mais on s’en fiche un peu ; de toute façon cette relation est superficielle comme tout le reste de la série, et on la voit venir à des lieux à la ronde… Et il y a une petite critique intéressante à propos de l’hypocrisie des démocraties, des dérives vers lesquelles elles tendent souvent, et de l’inertie des masses qui restent indifférentes face à des évènements pourtant brutaux. Mais ces sujets sont toujours traités avec désinvolture et n’ont donc pas une vraie force évocatrice.
Enfin voilà, c’était Vagrant Queen, et c’était nul. Reine vagabonde, ou reine des clochards, à vous de choisir. J’ai quand même envie d’être un peu indulgent et de mettre un point au-dessus de la totale médiocrité pour les petits efforts de la série. Après tout, ça se regarde comme un nanar, donc c’est quand même rigolo. Alors ce sera un joli deux. Adjugé, vendu.