On retrouve Violence Jack après un premier OAV qui permet de bien comprendre l’univers.
Or, ici, on a l’impression que tout est remis à zéro.
Jack, qui était mutique et une véritable machine à tuer telle un Terminator, est devenu une machine à communiquer, presque pacifiste. Dans cet OAV, il n’y a pratiquement que des dialogues pour expliquer la situation, à savoir trois groupes qui se partagent un secteur, le groupe A, où des hommes et des enfants essayent de survivre de manière civilisée, le groupe B, où se trouvent les punks avides de violence, et le groupe C, où les femmes essayent d’échapper aux hommes.
Violence Jack devrait donc choisir son camp et, sans grande surprise, il va aider les femmes, qui sont ici particulièrement victimes. Les fameux pacifistes civilisés du groupe A sont en fait des violeurs qui ont déjà violé et tué plusieurs d’entre elles.
Scène particulièrement naze, où les réalisateurs ont le très mauvais goût de confondre les viols avec des scènes de porno hentai. On comprend assez vite que ces scènes sont très racoleuses, destinées à flatter les plus pervers. Ce qui, à la base, aurait pu être un moyen de montrer un monde patriarcal où les plus bas instincts règnent devient en fait un objet de satisfaction pervers pour ces mêmes pervers. L’OAV use et abuse de ce dispositif à outrance, le scénario ne devenant finalement qu’un prétexte pour montrer des scènes de cul gratuites.
Mis à part cela, techniquement, j’adhère beaucoup moins à la direction artistique, qui paraît plus générique.
Il y a bien une scène qui sort du lot, le dernier affrontement de Jack, où le dessin devient brut, sans couleur, comme crayonné. C’est plutôt une chouette idée de mise en scène, la seule à sauver de cette bouse.
Il y a également une scène gratuite de meurtre d’enfants, plutôt violente. On sent l’envie de vouloir choquer à tout prix, surtout qu’elle est perpétrée par une femme. La misogynie de cet OAV n’a donc pas de fin.
Il y a également un personnage transgenre, qui n’est pas vraiment traité de façon profonde. Il est aussi pourri que les autres.
Il y a également une scène assez étrange où son compagnon le retrouve mort et va violer le reste de son corps, puis l’ingurgiter. Encore des scènes faites pour choquer gratuitement. Il finit par se transformer en démon.
N’étant pas coutumier de l’univers de Violence Jack, je n’ai pas vraiment compris si c’est l’acte de cruauté extrême qui permet cette transformation ou si c’est juste un cheat caché.
Bref, il y a également des scènes qui n’ont aucun sens, comme une femme qui reste pour protéger une porte et dont on retrouve le corps après qu’elle a subi un viol. Genre, dans une situation aussi urgente, ils pensent quand même à la violer...
Comme la fin, d’ailleurs, ils savent que Jack est dans le coin, mais ne pensent qu’à violer les femmes. C’est vraiment écrit avec le cul, juste pour montrer des scènes de cul, et finalement, cet OAV n’est qu’un prétexte à cela.
Il n’apporte rien à la mythologie de Violence Jack, mais uniquement des scènes choc qui ont contribué à lui créer une réputation, l’œuvre étant charcutée de partout et même interdite en Australie.