Pour remettre dans le contexte, Violence Jack est un manga qui précède tout le genre post-apocalyptique avec des punks qui se foutent sur la gueule.
Évidemment, on pense à Hokuto no Ken, tant il reprend des éléments de Violence Jack. Mais également à Mad Max, qui sort en 1979 alors que le manga est publié dès 1973.
Donc c’est vraiment un précurseur de tout le genre. Ici, on va parler de son adaptation animée, qui date, elle, de 1986, donc bien après les œuvres citées, y compris l’adaptation animée de Hokuto no Ken, qui date de 1983, juste après Mad Max 2.
Je n’ai aucune connaissance du manga, je ne l’ai jamais lu, donc je ne vais juger que son adaptation. Je ne sais pas si elle s’inspire un peu de Mad Max 2 ou si tout cela était déjà présent dans le manga. Je vais donc partir du principe que c’était déjà là.
Ce qui saute aux yeux dès l’introduction, c’est que c’est une copie de Hokuto no Ken, ou plutôt que Hokuto no Ken est une copie de Violence Jack. Tout est déjà là, les grands colosses dans un monde post-apocalyptique qui s’affrontent au corps à corps, sans les fameuses techniques de kung-fu de Hokuto no Ken, qui constituent finalement la seule véritable originalité que l’œuvre apportera. Les femmes sont réduites à l’esclavage et aux viols, les hommes sont tous fous et veulent dominer des secteurs, voire le monde. Tout cela fait suite à une catastrophe, en l’occurrence un météorite qui a percuté la Terre.
Sorti de cela, qu’est-ce que Violence Jack apporte comparé à tout ce qu’il va engendrer, Berserk compris ?
Eh bien, pas grand-chose. C’est finalement très terre à terre. Une sorte de monstre sanguinaire, véritable machine à tuer, va massacrer tous les hommes qui se dressent contre lui. Un chef habillé en samouraï veut le vaincre à tout prix. À côté de cela, il y a un couple qui s’était perdu et qui finit par se retrouver, le temps d’un bref instant.
Niveau technique, je trouve que l’animation est supérieure à celle de la série Hokuto no Ken. Pas le même budget, je suppose. La version que j’ai vue n’est pas censurée, donc il y a quelques décapitations et autres mutilations. Il y a également une scène de viol qui s’attarde un peu trop dessus. La musique est moyenne dans l’ensemble, il y a un semblant de thème qui revient pour essayer de dynamiser les scènes d’action.
La fin est assez bizarre pour être soulignée. Une fois que Ken retrouve Marie (peut-être un clin d’œil à Hokuto no Ken), Marie veut à tout prix aider Jack, qui n’en a pourtant pas vraiment besoin. Cela finit par provoquer un accident dans lequel Ken meurt. C’est clairement la faute de Marie, mais cela n’a aucun impact sur elle, elle va simplement se relever, étant la seule survivante, puis marcher vers l’horizon telle un cowboy.
Bref, aucun impact émotionnel. C’était censé être l’amour de sa vie, après tout. Ce qui clôt de façon assez amère ce premier OAV.
Mais le pire reste à venir...