C’est peut-être le meilleur des trois OAV consacrés à Violence Jack.
Car il y a sans doute le meilleur personnage, le plus travaillé.
À savoir Jun, archétype du « rape and vengeance ». C’est un personnage qui va subir au début du film pour devenir ensuite une sorte d’âme vengeresse. Rien de fou, mais c’est déjà mieux que les autres personnages jusqu’à présent.
Donc Jun, qui est balafrée de partout, avec un arc et des flèches explosives qui rappellent Rambo 2, va foutre le bordel du côté de la bande de motards tout droit sortie de Mad Max 2.
Dommage que ce personnage disparaisse totalement dans la dernière partie.
Qui nous rappelle que nous ne sommes pas devant une œuvre qui se veut un peu féministe, mais bien misogyne comme il faut. Jun va subir à nouveau une torture, pour être enfin sauvée par un homme.
En clair, on nous présente un personnage qui n’a pas besoin des hommes pour accomplir sa vengeance, pour nous rappeler à la fin qu’elle n’est finalement pas capable de se venger sans l’intervention de Jack.
Violence Jack, qui ici est assez peu impressionnant, on est encore loin du premier OAV où il était montré comme une sorte de dieu vivant. Ici, il tombe sous les balles et a besoin de pansements pour être rétabli. On rappelle que, dans le premier OAV, il invoque la foudre tel un dieu pour faire repousser son œil et sa main. Bref, je ne comprends toujours pas la mythologie de Violence Jack à travers cette série d’OAV, tant elle se contredit.
C’est dommage, car cet OAV partait bien, avec enfin une histoire à suivre, celle de Jun, qui veut exterminer les responsables de son viol et de la mort de son compagnon.
Mais la fin, qui gâche complètement cet arc narratif, m’empêche d’apprécier totalement cet OAV.
Niveau technique, il se situe entre le premier, que je préfère, et le deuxième. La direction artistique n’est pas aussi bonne que dans le premier. Il lui manque de la personnalité et les personnages ne sont pas très intéressants.
Il est d’ailleurs un peu plus sage que les autres au niveau de la violence, même si on a tout de même droit à un Violence Jack enflammé.
Pour conclure, dans cette série d’OAV, le premier reste le plus impressionnant. Il impose une mythologie qui donne envie d’être poursuivie, ce que ne feront pas les autres OAV, beaucoup plus terre à terre.
Le deuxième étant le pire du lot, avec son opportunisme à gerber.
Enfin, le dernier possède l’histoire et le personnage les plus intéressants.