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le 26 juil. 2015
SuivreThe Prisoner
Annoncée courant 2013, il aura fallu deux ans à Wayward Pines pour arriver sur les ondes. Adaptation d’une trilogie écrite par l’américain Blake Crouch dont elle recouvre l’ensemble des trois volumes...
Si Wayward Pines était un panneau routier, ce serait “Vous entrez dans une zone à suspense, abandonnez tout bon sens à l’entrée, et surtout ne demandez pas trop tôt ce qu’il se passe.”
Le pitch ? Un agent des services secrets (Matt Dillon, l’air hagard inclus) se réveille après un accident de voiture dans une charmante petite ville paumée. Sauf que la ville, bien qu’instagrammable façon "campagne propre et inquiétante", a des règles absurdes, un shérif menaçant, et des clôtures dignes d’un Jurassic Park low-cost.
Et surtout, personne ne veut le laisser partir. (Classique, mais efficace.)
Les premiers épisodes ?
Un vrai plaisir coupable :
– Ambiance à la Twin Peaks sous Prozac,
– Tension croissante,
– Tu te dis : “Cool, une série mystérieuse avec un complot lentement distillé”...
Puis BAM, en milieu de saison,
on te balance une révélation WTF qui transforme la série en autre chose.
Un genre de thriller de science-fiction dystopique habillé en soap paranoïaque,
et là t’es là, devant ton écran, à dire :
“Attends… quoi ?!”
À partir de là, Wayward Pines devient :
– Moins “étrange ambiance” que “cours de biologie chelou avec effet spéciaux limités”,
– Moins “mystère captivant” que “powerpoint sur l’humanité en déclin présenté par un ado sociopathe”.
Mais tu continues, parce que bon, t’as commencé, faut bien finir, non ?
Matt Dillon joue son rôle avec le sérieux d’un mec qui se demande ce qu’il fout là mais qui refuse de partir sans son cachet,
et Terrence Howard est parfait en shérif-pâtissier potentiellement fou, ce qui est probablement une niche professionnelle très sous-représentée.
Visuellement, ça se tient :
– Ville propre, pelouses bien tondues, tension omniprésente,
– Mais aussi des CGI un peu éclatés quand on découvre "l’autre côté" du décor.
(Oui, on parle bien de ces trucs-là, qu’on t’épargne pour pas spoiler, mais sache que ça frôle la créature PlayStation 2.)
Au final, Wayward Pines, c’est une série qui commence comme un thriller cérébral,
se transforme en série B post-apocalyptique,
et finit par ressembler à une réunion de crise scénaristique avec des donuts et des cris.
Un voyage étrange, bancal, intrigant… et franchement divertissant si tu coupes le moteur de la logique.
Créée
le 15 mai 2025
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