Dans ce qu’il a de meilleur, Good Luck, Have Fun, Don’t Die est un rêve fiévreux plein de rires, pourtant incroyablement sombre et poignant, qui plaide pour un avenir de l’IA plus sûr. La maîtrise du chaos total par Verbinski est tout simplement merveilleuse, même si le rythme ralentit en sautant entre des intrigues qui finissent toutes par s’emboîter. Bien que ce soit le plus petit film de Verbinski depuis Mouse Hunt, il reste aussi ambitieux que ses blockbusters. Good Luck, Have Fun, Don’t Die est une variation sur la boucle temporelle irrévérencieuse, totalement décomplexée, follement inventive et façon fin du monde appelez ça « Terminator 2 : Un jour sans fin » sauf qu’ici, l’étourdi protagoniste de Rockwell sait ce qu’il faut pour arrêter le cycle. Vu à quel point les thèmes du film sont présents dans le monde d’aujourd’hui, il est difficile d’imaginer que quelqu’un n’y trouvera pas de quoi se reconnaître au fil de ses nombreux arcs narratifs qui bifurquent.