10
le 20 mars 2024
SuivreNostalgie-Men
Bon là j'avoue mon objectivité est partie loin, très loin, elle est partie dans mon enfance où je découvrais avec mes quelques CD des X-Men des années 90 un univers pop, coloré, plein de héros qui se...
Replonger dans l'univers de la série animée de 1992 était une promesse audacieuse. Pourtant, au terme de cette première saison, le constat est mitigé : si l'ombre des années 90 plane sur le projet, l'écriture, elle, semble résolument ancrée dans les travers idéologiques de 2024.
Un démarrage en dents de scie
Dès le premier épisode, le passage à une animation hybride (3D au rendu 2D) déçoit. On perd cette "touche" authentique qui faisait le charme de l'époque. Si l'intrigue reste classique, elle s'égare parfois dans des dialogues trop bavards. Seul le deuxième épisode, centré sur Magnéto, sort du lot : c’est un véritable 10/10 qui capture l'essence même de ce que les anciens fans attendent des X-Men.
Une écriture sous influence "2024"
Le bât blesse dès l'épisode 3. Le traitement de Madelyne Pryor est symptomatique : là où la saga Inferno dans les comics offrait une tragédie complexe, on se retrouve ici avec une "Reine des Gobelins" simplifiée qui terrasse Magnéto avec une facilité déconcertante.
Cette tendance se confirme avec le segment sur Mojo et Jubilee (toujours aussi peu intéressante) et l'arc de Tornade. On y ressent une volonté marquée de mettre les personnages masculins au second plan, les transformant en simples faire-valoir pour glorifier les figures féminines. C'est une écriture typique de l'ère Disney qui privilégie le message sur la cohérence héroïque.
Le virage "Wokismutantland"
L’épisode 5 marque une rupture définitive. En s’inspirant de l’ère Morrison (que je juge médiocre pour son nihilisme), la série transforme Genosha en un manifeste politique. La mort de certains personnages semble gratuite, uniquement destinée à donner du poids à un scénario qui sonne creux.
L’idéologie s’invite partout :
Charles Xavier donne des leçons de morale anticolonialistes aux Shi'ars.
Forge multiplie les références historiques hors de propos.
Wolverine, pourtant pilier de la licence, est réduit à l’état de figurant durant la majeure partie de la saison.
Un final qui sauve les meubles ?
L'apparition de Bastion et le retour à l'action en fin de saison (épisodes 8 et 10) apportent un souffle salvateur. Voir Wolverine et Diablo enfin actifs fait plaisir, même si les Sentinelles techno-organiques semblent bien trop puissantes par rapport au matériel d'origine. Le combat final est efficace et les caméos réjouissent le fan, mais le mal est fait : la mise à l'écart de Cable et Logan au profit de Jean Grey confirme la direction prise par le studio.
Bilan : Un héritage dégradé
X-Men '97 rate le coche de la fidélité absolue. En mélangeant l'esthétique des années 90 avec l'agenda du MCU actuel, Disney livre un produit hybride qui risque de lasser les puristes. Si la perspective du retour d'Apocalypse attise la curiosité, on peut légitimement craindre que la saison 2 ne finisse par enterrer définitivement l'esprit de l'âge d'or au profit d'un divertissement formaté par l'idéologie de notre époque.
Note : Mitigé. Un bel emballage qui peine à cacher une écriture souvent artificielle.
J'attaque cette saison 2 avec encore moins de motivation que la première. Le constat est amer : la série se vend sous l'emballage de l'âge d'or des années 90, mais son contenu est totalement formaté par l'idéologie néo-féministe actuelle. En clair, elle ne me parle plus du tout.
Des personnages "surcheatés" : Lorna, Jubilee et Tornade subissent une surenchère de puissance spectaculaire. Ce traitement "overpowered" tue la tension dramatique et écrase le reste du groupe.
Le sacrifice des vraies icônes : Cette mise en avant artificielle se fait au détriment de personnages bien plus complexes et captivants comme la version adulte de Cable, Archangel ou Psylocke, pourtant piliers de cette époque.
Rupture de contrat : Les X-Men ont toujours été politiques, mais là où la série d'origine utilisait la métaphore, cette suite impose une écriture frontale et didactique.
En voulant plaquer des standards sociétaux modernes sur un habillage rétro, X-Men '97 rate sa cible et perd les fans de la première heure qui cherchaient simplement de la fidélité et de l'évasion.
Créée
le 15 mai 2026
Modifiée
le 7 juil. 2026
Critique lue 62 fois
10
le 20 mars 2024
SuivreBon là j'avoue mon objectivité est partie loin, très loin, elle est partie dans mon enfance où je découvrais avec mes quelques CD des X-Men des années 90 un univers pop, coloré, plein de héros qui se...
5
le 20 mars 2024
Suivrele 10 avr. 2024
Alors on commence avec le premier épisodes.Je suis pas fan de l'animation qui manque la touche 2d que je préfère.Pour l'histoire c'est classique mais un peu trop bavard par moment.C'est potable pour...
9
le 15 mai 2024
SuivreShow In-cro-yable !! À peine sortie - c’est un classique!!Il y’a aura un avant et un après Xmen 97 c’est le moins qu’on puisse dire !Quand Marvel décide [enfin ]de travailler c’est LOURD !!!Mais oui...
6
le 11 avr. 2026
Suivrele 14 juin 2026
Je n'attendais rien de cette version et je dois dire que les défauts sont légions:les voix en vf c'est catastrophique ,le caractère assez figez des personnages en mode 3D et le pire c'est le gore,il...
5
le 15 mai 2026
Suivrele 7 juil. 2026
Replonger dans l'univers de la série animée de 1992 était une promesse audacieuse. Pourtant, au terme de cette première saison, le constat est mitigé : si l'ombre des années 90 plane sur le projet,...
10
le 19 janv. 2026
SuivreL’Ère d’Apocalypse demeure l’un des sommets absolus de la mythologie des X-Men, non parce qu’elle rassure, mais parce qu’elle dérange. Sous la plume de Scott Lobdell, ce récit ose une chose rare dans...