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Illustration Best of Pink Floyd

Les meilleurs albums de Pink Floyd selon Quentin M.

Avatar Quentin M. Cette liste de 16

albums

par Quentin M. est une réponse au sondage Les meilleurs albums de Pink Floyd

On ne les traduit pas par "flamants roses" parce que c'est faux, et on ne dit pas "les Pink Floyd" parce que c'est moche. Pink Floyd, ça sonne bien comme ça non ? Peu de mélomanes contestent aujourd'hui l'importance de ce groupe de rock anglais. Artistes avant-gardistes et fleurons du rock progressif, ils ne sont certes pas uniques en leur genre mais font figure de maîtres. Leurs albums-concepts aux ambiances singulières, leurs longs morceaux aux structures complexes, le patchwork de leurs influences et la virtuosité des musiciens à la guitare électrique et aux claviers font que leur statut de "meilleur groupe de rock" de l'histoire ne me semble pouvoir être contesté que par les Beatles ou Radiohead. Heureux soit celui qui ne connaît pas encore bien Pink Floyd, car il a tout un univers à explorer.

Issu de la scène psychédélique, Pink Floyd se fait d'abord remarquer pour le génie mélodique de Syd Barrett, qui compose presque seul l'un des classiques du rock psychédélique de la fin des années 1960 : The Piper at the Gates of Dawn. Puis leur second album A Saucerful of Secrets n'est même pas sorti que Barrett quitte le groupe à cause de sa consommation de LSD. La structure du groupe demeure alors stable pendant leur décennie la plus féconde : Roger Waters à la basse, David Gilmour à la guitare, Rick Wright aux claviers, Nick Mason à la batterie. Après s'être cherchés en continuant d'explorer le rock psychédélique et divers horizons, ils se lancent dans une série d'albums de rock progressif devenus classiques : Atom Heart Mother, Meddle, The Dark Side of the Moon, Wish You Were Here, Animals. Puis l'emprise de Roger Waters sur le groupe s'accroît tandis qu'ils se lancent dans l'ambitieux projet The Wall en 1979. L'album suivant The Final Cut se fera sans Rick Wright. C'est ensuite Waters lui-même qui quitte le groupe et David Gilmour qui prend le leadership. Le groupe est toujours actif, ayant sorti l'album The Endless River en 2014 soit six ans après la mort de Rick Wright.

Même si Pink Floyd n'est pas vraiment le même groupe après le départ de Roger Waters, je n'ai pas chipoté et ai entrepris de classer tous les albums étiquetés comme "Pink Floyd". La seule compilation que j'ai incluse est Relics, car quelque chose de vraiment particulier se dégage de cet album. Je n'ai pas cru bon d'inclure d'albums live pour ce groupe créateur d'albums-concepts, même si ces live méritent d'être entendus et regardés notamment celui tourné sans public au milieu des ruines de Pompéi. Enfin, j'ai mis les BO des films More et Obscured by Clouds mais pas celle de The Zabriskie Point qui n'est pas un album officiel du groupe.

P.S. Pour ceux qui connaissent les plus célèbres morceaux du groupe, j'ai repris dans une autre liste les perles méconnues de Pink Floyd :
http://www.senscritique.com/liste/Les_perles_meconnues_de_Pink_Floyd/463747

P.P.S Et pour les amateurs des Beatles, même exercice de classement des albums :
https://www.senscritique.com/top/Les_meilleurs_albums_des_Beatles/461381

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    Animals (1977)

    Sortie : . Prog rock et rock. 5 morceaux.

    Album de Pink Floyd

    Au sommet de son art, Pink Floyd décide de construire un album-concept à partir de La Ferme des Animaux de George Orwell, superbe roman traitant des rapports de domination dans une société. Il en résulte trois longs morceaux épiques matérialisant chacun la place d'un animal allégorique ("Dogs", "Pigs", "Sheep"), entourés d'un petit morceau acoustique inoffensif coupé en deux ("Pigs on the Wing"). A part les bruits d'animaux, les sons que l'on entend proviennent d'instruments basiques mais transformés jusqu'à la dénaturation, y compris la voix. Les soli de guitare sont grandioses, le jeu de claviers de Rick Wright est fantastique et la batterie prend vraiment aux tripes. Résultat d'une collaboration remarquable entre les différents membres du groupe, cet album déroutant et sans concessions peut être considéré comme le chef d'oeuvre ultime du rock progressif.
  • 2
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    Wish You Were Here (1975)

    Sortie : . Prog rock, rock et rock classique. 5 morceaux.

    Album de Pink Floyd

    Cet album expérimental démarre et finit tout en douceur, comme si la beauté qu'il dégageait cherchait à s'étirer à l'infini. Tout à la fois posé et puissant, le célébrissime "Shine on You Crazy Diamond" contient certains des passages les plus riches en émotions réalisés par le rock. Entre ses deux parties se trouvent un étrange morceau torturé évoquant l'aliénation ouvrière ("Welcome to the Machine"), un rock groovy des plus sympathiques ("Have a Cigar") et l'une des plus belles chansons pop-rock de tous les temps ("Wish You Were Here"). Le thème de cet album-concept est l'absence (il y a d'ailleurs des clins d'oeil au départ de Syd Barrett) mais on y trouve aussi une critique de l'industrie musicale. Notons que c'est le petit favori de la moitié des membres du groupe.
  • 3
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    The Dark Side of the Moon (1973)

    Sortie : . Prog rock et rock. 10 morceaux.

    Album de Pink Floyd

    Sans doute l'un des disques les plus célèbres du monde, et à juste raison. Sa qualité sonore en fait un matériel idéal pour tester une chaîne Hi-Fi. Psychédélique mais non bordélique, il surprend l'auditeur par sa richesse en bruitages (carillons, moteurs, caisse enregistreuse...). S'il commence et s'achève par un battement de coeur, c'est que les thèmes traités sont universels. De la routine suggérée dans "Breathe" à la folie de "Brain Damage" en passant par le consumérisme dépeint dans l'entraînante "Money", on se régale des paroles qui tendent vers un profond désir d'humanité. Les morceaux s'enchaînent si naturellement qu'on ne remarque pas toujours les transitions. Mention spéciale pour "Time", son solo de guitare exemplaire, son passage de percussions parfait et son rendu admirable du tragique lié au temps qui passe.
  • 4
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    Meddle (1971)

    Sortie : . Prog rock, rock, rock psychédélique et ethéré. 6 morceaux.

    Album de Pink Floyd

    Cet album mériterait sa place parmi les plus grands même s'il n'y avait que "Echoes", ce chef d'oeuvre ambitieux mais jamais prétentieux de 23 minutes 37, dont on dit qu'il se synchronise avec le dernier segment de 2001 l'Odyssée de l'espace. Classique parmi les classique dans le rock progressif, ce morceau divisé en quatre sections est psychédélique ou jazzy, quand il ne nous emmène pas là où les albatros gémissent en enfer. Et encore, ce n'est pas la seule perle de l'abum : le planant "A Pillow of Winds" est un véritable rêve réveillé. Si "Seamus" semble relever de la blague, "One of These Days" et "Fearless" sont également d'excellentes compositions de la part d'un groupe en pleine effervescence.
  • 5
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    A Saucerful of Secrets (1968)

    Sortie : . Rock et rock psychédélique. 7 morceaux.

    Album de Pink Floyd

    A Saucerful of Secrets a la particularité d'être un album de la période Syd Barrett sans Syd Barrett. Enfin, techniquement il est présent sur certains morceaux, mais son esprit est absent comme il l'explique sur "Jugband Blues". Cet esprit a cependant contaminé celui de ses camarades : A Saucerful of Secrets est un album psychédélique dans la lignée de The Piper at the Gates of Dawn. L'incantatoire "Set the Control for the Heart of the Sun" est d'ailleurs l'incarnation du psychédélisme dans sa forme la plus radicale. Plus rock, "Let There Be More Light" et "Corporal Clegg" offrent des déflagrations sonores enrobées de choeurs innocents. Le titre éponyme "A Saucerful of Secrets" est quant à lui une oeuvre progressive précoce, dont l'obscure dramaturgie transcende le chaos. Enfin, les sublimes compositions de Rick Wright "See Saw" et "Remember a Day" sont ce que le groupe a fait de mieux ne dépassant pas cinq minutes. Foncez, le second album de Pink Floyd est une merveille.
  • 6
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    Atom Heart Mother (1970)

    Sortie : . Prog rock, rock, rock psychédélique et rock symphonique. 5 morceaux.

    Album de Pink Floyd

    Tout le monde sait que Pink Floyd a réalisé "l'album à la vache", mais le contenu exact de cet album est injustement méconnu. Pourtant, c'est l'une des pierres angulaires du rock progressif, inaugurant chez ses compositeurs une longue série de chefs d'oeuvre du même genre. On commence fort avec le morceau éponyme, folle épopée symphonique fondamentalement ancrée dans le plancher des bovins malgré ses échappées aériennes. Tandis que "Alan's Psychedelic Breakfast" est sans doute ce qu'ils ont fait de plus barré (son écoute est donc indispensable), "If" et surtout "Fat Old Sun" sont apaisantes et de toute beauté. Enfin, rendons hommage à "Summer '68", ce chef d'oeuvre d'une profondeur inouïe qu'on ne connaît pas toujours mais qu'on ne peut qu'aimer.
  • 7
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    The Piper at the Gates of Dawn (1967)

    Sortie : . Rock et rock psychédélique. 11 morceaux.

    Album de Pink Floyd

    Arrivé au monde en 1967, The Piper at the Gates of Dawn est un pur produit de la fabuleuse ère psychédélique. Tandis que Pink Floyd enregistrait ce premier album, les Beatles s'activaient sur les compositions de leur Sgt. Pepper dans le studio d'à côté. Il n'y a donc pas encore de longs morceaux progressifs, quoique le space rock bancal "Interstellar Overdrive" inaugure le genre d'une certaine manière. The Piper at the Gates of Dawn recèle de perles entre 2 et 3,5 minutes, essentiellement composées par le regretté Syd Barrett. Cet artiste avait un don pour conter des histoires, les accompagner de mélodies accrocheuses et les interpréter avec une conviction attachante. "Flaming", "Lucifer Sam", "The Scarecrow" ou encore "Chapter 24" sont délicieuses. D'autres passages comme "Pow R. Toc H." sont très chelous mais intéressants du point de vue expérimental. Le premier Pink Floyd est donc un chef d'oeuvre de rock psychédélique, à ranger précieusement avec les 13th Floor Elevators, les Doors et l'incontournable compilation Nuggets.
  • 8
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    Relics: A Bizarre Collection of Antiques & Curios (1971)

    Sortie : . Rock, rock psychédélique et rock classique. 11 morceaux.

    Compilation de Pink Floyd

    D'ordinaire, je n'ai que peu de considération pour les compilations, qui souvent regroupent de manière lâche et superficielle les plus grands succès connus par un groupe. Mais Relics est une compilation très spéciale. Non seulement les morceaux qu'elle contient sont loin d'être les plus connus de Pink Floyd aujourd'hui, mais même pour l'époque leur choix de titres était original - le groupe a alors sorti ses quatre premiers albums studio. Surtout, l'album parvient à maintenir une cohérence psychédélique en faisant honneur à la fois aux compositions de Syd Barrett, Roger Waters et Rick Wright. Et les choix sont fort judicieux : on trouve sur Relics le meilleur morceau de A Saucerful of Secrets ("Remember a Day") et le meilleur de More ("Cirrus Minor"). Cette compilation est aussi l'occasion d'immortaliser les singles "See Emily Play" et "Arnold Layne", classiques de Pink Floyd à ses balbutiements, ainsi que deux faces B indispensables : l'effrayant "Careful with that Axe, Eugene" et la féérique "Julia Dream". L'enchaînement des morceaux et la courte durée de la compilation contribuent à rapprocher celle-ci d'un album "normal". Ces reliques sont précieuses !
  • 9

    Soundtrack From the Film “More” (OST) (1969)

    Sortie : . Prog rock, rock, bande originale, acoustique et expérimental. 13 morceaux.

    Bande-originale de Pink Floyd

    More est l'un des albums qui pourrait le plus passer inaperçu dans la discographie de Pink Floyd : c'est une bande-son, la critique le dénigre et en plus il a le malheur d'être situé chronologiquement entre A Saucerful of Secrets et Ummagumma qui ne sont pas non plus parmi les albums de Pink Floyd les plus renommés. Pourtant, More est un très bon album - meilleur à mon sens que le célèbre The Wall. Syd Barrett étant parti définitivement, Roger Waters nous montre ce dont il est capable en prenant le leadership. Il y a une bluffante facette acoustique et intimiste dans cette musique : "Crying Song" est apaisante, "Cymbaline" mélancolique, "Green is the Colour" mystérieuse" et "Cirrus Minor" carrément sublime. On trouve aussi du rock bien péchu avec "The Nile Song". Mais le groupe continue avant tout ses expérimentations, sur des morceaux courts, notamment dans le seconde partie qui regroupe des instruments aux horizons hétéroclites. Ce n'est certes pas l'album de Pink Floyd à recommander au néophyte, mais l'amateur quant à lui doit le connaître.
  • 10
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    The Wall (1979)

    Sortie : . Prog rock, rock et rock classique. 26 morceaux.

    Album de Pink Floyd

    Après son ultime chef d'oeuvre Animals, Pink Floyd s'essaie à l'opéra-rock. Le projet The Wall est digne de ce style par son ambition. Hélas, si on s'en tient au double album (abstraction faite des concerts et du film qui l'accompagnent), la réussite artistique ne me semble pas à la hauteur. L'album tient la route dans son ensemble, mais les morceaux pris séparément sont inégaux en qualité. Seuls trois titres magnifiques se détachent : "Comfortably Numb" qui figure à merveille la thématique de l'isolement, "Hey You" qui est d'une douceur envoûtante, et l'épurée "Goodbye Blue Sky" de David Gilmour. "Young Lust" est certes un excellent rock, et quelques autres morceaux sont tout à fait respectables : "In the Flesh", "Mother", "Is There Anybody Out There?", "Run Like Hell". Mais plus de la moitié des titres sont faiblards voire ennuyeux. Quant à "Another Brick in the Wall Part 2", ce morceau commercial et entêtant est pour moi l'antithèse de ce pour quoi Pink Floyd est un groupe exceptionnel. The Wall n'est donc pas le "dernier grand album de Pink Floyd" comme on l'entend parfois, mais plutôt l'album qui inaugure leur décadence.
  • 11
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    The Final Cut (1983)

    Sortie : . Prog rock, rock et rock psychédélique. 12 morceaux.

    Album de Pink Floyd

    Premier album sans Rick Wright et dernier avec Roger Waters, The Final Cut s'inscrit dans la continuité de The Wall avec une ambition moins démesurée. Il s'agit d'un album anti-guerre. Ce n'est pas exceptionnel, mais loin d'être désagréable à écouter. "The Fletcher Memorial Home" est géniale par sa musicalité et son thème. "Your Possible Pasts" est aussi un très bon morceau.
  • 12
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    Obscured by Clouds (OST) (1972)

    Sortie : . Prog rock, rock, bande originale, rock psychédélique et cinéma & théâtre. 10 morceaux.

    Bande-originale de Pink Floyd

    Coincée entre Meddle et The Dark Side of the Moon, cette bande originale fait naturellement pâle figure. Il est vrai que ce n'est pas leur album le plus abouti. Certains passages sont cependant très beaux, notamment le classieux "Mudmen". Mine de rien, c'est sur un album comme ça qu'on peut apprécier le côté rock de Pink Floyd, avec les solos de guitare de David Gilmour.
  • 13
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    Ummagumma (1969)

    Sortie : . Rock, expérimental, rock psychédélique, rock classique et electronique. 9 morceaux.

    Album de Pink Floyd

    L'album le plus bizarre et éparpillé de Pink Floyd. Le disque "live" contient des versions fort intéressantes de classiques psychédéliques du groupe, mais le disque studio est dur à encaisser. Si la suite "Sysyphus" de Rick Wright est vraiment prenante, celle de Nick Mason est sans relief et la composition "Several Species (...)" de Roger Waters est abominable.
  • 14
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    The Endless River (2014)

    Sortie : . Prog rock et rock. 18 morceaux.

    Album de Pink Floyd

    Le dernier album de Pink Floyd n'est pas le chef d'oeuvre que certains optimistes espéraient, mais il mérite la moyenne pour les perles "Talkin' Hawkin'" et "Eyes to Pearls". David Gimour revisite vaguement la carrière du groupe avec le fantôme de Rick Wright, ce qui donne une impression assez morbide.
  • 15
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    The Division Bell (1994)

    Sortie : . Prog rock, rock et arena rock. 11 morceaux.

    Album de Pink Floyd

    The Division Bell est creux et décevant. L'album est sauvé à la fin par l'authentiquement progressif "High Hopes" qui mérite bien sa réputation, quoique cela ne vaut tout de même pas "Echoes" ou "Shine on Your Crazy Diamonds". Mention honorable au mégalomaniaque "A Great Day for Freedom" également.
  • 16
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    A Momentary Lapse of Reason (1987)

    Sortie : . Prog rock et rock. 10 morceaux.

    Album de Pink Floyd

    Le premier album que David Gilmour réalise en utilisant le nom de Pink Floyd est raté, comme pouvait le laisser craindre le départ de Roger Waters. Les expérimentation au vocoder "The Dogs of War" et "A New Machine" sont indigentes. Le long titre "Sorrow" sent le réchauffé. Seul l'accrocheur "Learning to Fly" relève le niveau.