Les meilleurs films de 1985 selon Marius Jouanny
Brazil (1985)
2 h 12 min. Sortie : 20 février 1985. Drame, Fantastique, Science-fiction
Film de Terry Gilliam
Marius Jouanny a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Terry Gilliam édifie ici un univers proprement monstrueux : rarement la science-fiction n'a connu de décors aussi grotesques et désincarnés, foisonnants et décrépis, dans un style innommable, qui s'approcherait du steampunk mais ce serait vraiment trop réducteur de parler de l'univers du film en ces termes.
Distopique à la manière de "1984", "Brazil" montre un enfer bureaucratique, un totalitarisme de la paperasse et des procédures. Castrés, réduits à leur fonctions, les personnages de ce film sont tous fous à lier, une constante chez Gilliam. Reste un havre de paix fugace, incarné dans cette jeune fille aux cheveux courts, signe d'innocence et de sérénité pour notre pauvre Sam. Signe surtout d'un bouleversement dans sa vie trop bien rangée, il ne lui en faut pas plus pour tout foutre en l'air, quitte à en payer le prix... Avant un épilogue proprement terrassant.
La Chair et le Sang (1985)
Flesh + Blood
2 h 06 min. Sortie : 2 octobre 1985 (France). Aventure, Romance
Film de Paul Verhoeven
Marius Jouanny a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Voir critique.
Retour vers le futur (1985)
Back to the Future
1 h 56 min. Sortie : 30 octobre 1985 (France). Comédie, Science-fiction, Aventure
Film de Robert Zemeckis
Marius Jouanny a mis 8/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.
Annotation :
Voir critique.
Police fédérale - Los Angeles (1985)
To Live and Die in L.A.
1 h 56 min. Sortie : 7 mai 1986 (France). Action, Policier, Drame
Film de William Friedkin
Marius Jouanny a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
On pourrait légitimement accuser Friedkin de formalisme avec ce troisième polar dans sa filmographie qui a certainement une intrigue plus convenue que « French Connection » et « The Cruising ». C’est pourtant celui que je préfère, car lorsque le cinéaste abandonne sa démarche inspirée du documentaire pour ériger une plus grande ambiguïté dans la moralité de ses personnages, et nous servir au passage des scènes d’actions parmi les plus dantesques du genre, je ne peux m’empêcher de prendre un pied monumental. Certains reprochent un duo de flic peu charismatique, et c’est bien normal : en anti-héros mue par la vengeance et la trouille, aux méthodes non seulement expéditive et immorale, mais aussi irresponsable et nuisible, ils ajoutent une dynamique presque burlesque au métrage et laissent le spectateur interdit par une telle ambivalence. De l’autre côté, un méchant qui a vraiment de la gueule, incarné par un Willem Dafoe au sommet. Là encore, la figure est ambiguë tellement son professionnalisme, sa relation amoureuse, ses talents d’artistes et sa mort au symbole plus christique que maléfique tendent à len rendre empathique.
Pis aussi, il n’y a pas plus représentatif des années 80 que ce film, dans son esthétique (quel générique !) et dans sa bande-son. Alors évidemment, cela en repousse certains, mais cela donne une vraie personnalité au film, aussi tranchée et affirmée que celle du « Le Convoi de la peur » ou « L’Exorciste ». Couleurs et montage tranchés, idées visuelles foisonnantes et atmosphère très soignée, le cinéaste reprend toute la démesure cinématographique des deux métrages précédemment cités pour l’incorporer à sa recette polar. Et c’est à mon sens une réussite totale, car Friedkin n’oublie pas non plus de poser un regard plus pessimiste sur un système criminel perpétué par la police elle-même.
After Hours (1985)
1 h 38 min. Sortie : 16 mai 1986 (France). Comédie dramatique
Film de Martin Scorsese
Marius Jouanny a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Certains diront qu'il s'agit d'un film mineur de Scorsese, je ne saurais les contredire complètement : il n'a pas la force de l'uppercut "Raging Bull", la langueur virtuose d'un "Taxi Driver" ou la rugosité cynique de "La Valse des pantins". Néanmoins il est remarquable sur bien des aspects, cinématographiques en premier lieu : les plans sont truffés d'idées visuelles et sonores marquantes, répondant aux rencontres multiples et surréalistes du personnage, le tout donnant un rythme, un tempo qui manquait à ses premiers films par exemple. Rien que cette caméra parcourant à toute allure le lieu de travail d'employés de bureau en guise de générique de fin est l'une des scènes les plus géniales de son cinéma !
D'autre part, si comme dans beaucoup de ses films on ne voit pas très bien où il veut en venir au premier abord, cette escapade nocturne dans les rues de New-York (on se refait pas, Marty !) épuisante pour le personnage, et hilarante pour le spectateur (j'ai autant ris que devant "Le Loup de Wall Street") se veut souvent intimiste et sonde les relations sociales avec un sens de la satire particulièrement bien aiguisé. Les frontières du fantasme et de la réalité, du rêve et du cauchemar sont rompues pour démontrer toute la névrose du personnage principal : enchaîné à son travail de bureau, il ne l'est pas moins aussi de ses désirs et ses angoisses.
Requiem pour un massacre (1985)
Idi i smotri
2 h 22 min. Sortie : 16 septembre 1987 (France). Drame, Guerre
Film de Elem Klimov
Marius Jouanny a mis 8/10.
Annotation :
Klimov a réalisé un film de guerre définitif, à se demander comment les cinéastes ont pu réaliser d'autres films de guerre après lui. Car même si son principal objectif reste de perpétuer la mémoire des massacres hallucinants perpétrés par les nazis en Biélorussie, le traitement visuel et sonore va bien plus loin. Klimov nous fait très rapidement basculer dans l'horreur total, pour ne jamais nous en faire sortir et nous y conduire toujours plus loin, alors que cela semblait impossible. Certes, sa vision de la guerre en devient très manichéenne, tant les nazis sont diabolisés et l'armée rouge glorifiée, mais il ne fait en cela que prendre le point de vue de son personnage principal adolescent. L'horreur systématique qu'il traverse amène certes à des moments répétitifs, à des motifs qui se renouvellent peu, mais encore une fois l'effet recherché est redoutable : il donne littéralement la nausée. Il prend par les tripes, non pas par son réalisme mais par la cadence infernale que le film développe jusqu'au bout. Voilà un grand film donc, mais qu'on n'aimerait finalement pas revoir, tant on en ressort lessivé.
Sang pour sang (1984)
Blood Simple
1 h 36 min. Sortie : 3 juillet 1985 (France). Policier, Drame, Thriller
Film de Joel Coen et Ethan Coen
Marius Jouanny a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Out of Africa - Souvenirs d'Afrique (1985)
Out of Africa
2 h 41 min. Sortie : 26 mars 1986 (France). Biopic, Drame, Romance
Film de Sydney Pollack
Marius Jouanny a mis 7/10.
Les Goonies (1985)
The Goonies
1 h 54 min. Sortie : 4 décembre 1985 (France). Aventure, Comédie, Fantastique
Film de Richard Donner
Marius Jouanny a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
La Couleur pourpre (1985)
The Color Purple
2 h 34 min. Sortie : 10 septembre 1986 (France). Drame
Film de Steven Spielberg
Marius Jouanny a mis 5/10.
Annotation :
Relatant moins de la conditions des afro-américains que de celles des femmes noires du début du XXème siècle, "La Couleur pourpre" aurait pu tomber dans l'auto-apitoiement en rendant le visionnage pénible tellement la destinée de son personnage principal est une véritable souffrance, autant physique que morale. Seulement voilà, Spielberg est un grand cinéaste qui sait que la meilleure manière de contrebalancer un récit aussi dramatique est de rajouter quelques touches d'humours et de tendresses qui réchauffent le cœur. Le film rentre donc parfaitement dans la catégorie des comédies dramatiques, les notes légères se succédant aux événements douloureux.
Alors certes, c'est un peu long, un peu trop larmoyant, mais j'ai été très sensible au registre du film, et à ses nombreux personnages, sans oublier les quelques effets de transitions sonores comme visuels qui ponctuent le film et marquent. Des clappements de mains qui laissent place au trot d'un cheval, un travelling sur le fond d'une boîte au lettre, Spielberg sait nous rappeler à quel point il peut manier la caméra avec talent.
Le Secret de la Pyramide (1985)
Young Sherlock Holmes
1 h 49 min. Sortie : 26 mars 1986 (France). Action, Aventure, Fantastique
Film de Barry Levinson
Marius Jouanny a mis 7/10.
Witness - Témoin sous surveillance (1985)
Witness
1 h 52 min. Sortie : 22 mai 1985 (France). Policier, Drame, Romance
Film de Peter Weir
Marius Jouanny a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Legend (1985)
1 h 34 min. Sortie : 28 août 1985. Aventure, Fantasy, Romance
Film de Ridley Scott
Marius Jouanny a mis 6/10.
















