Ce double CD est issu d’une série de concerts phénoménale donnée en 2006 par Billy Joel dans « son » antre new-yorkais, le Madison Square Garden, sans doute la salle dans laquelle il a le plus joué de toute sa carrière. Il y a à cette occasion joué 12 soirs consécutifs à guichets fermés, d’où le titre cet album ! Peu d’artistes peuvent se vanter d’une telle réussite. C’est son 4e live et on y retrouve une grande partie de ses immenses succès : Joel est un grand mélodiste, une belle voix, écrivant des textes très fins et ce live permet de se souvenir de l’immense pianiste qu’il est (écoutez les 1ères notes du début du concert, sur Angry young Man !). Ce concert fait voyager, puisque suivant les chansons, on va à Vienne (Vienna), Zanzibar, Miami (Miami 2017), en Chine (The Great Wall of China), Saigon (Goodnight Saigon), Allentown (j’adore cette chanson) et bien sûr New York, sa ville, son port d’attache où il a toujours connu le triomphe et dont il nous fait partager des moments de vie (New York State of mind, Scenes from an Italian Restaurant…). Billy est entouré d’excellents musiciens, comme à chaque fois et la plupart des titres ont été réarrangés pour qu’il puisse les chanter avec une voix aujourd’hui plus grave que dans les années 80 ou 90 (normal). C’est le seul live sur lequel apparaisse sa « chanson fétiche », celle qu’il ne peut pas ne pas chanter, l’immense Piano Man, une chanson dont on ne sait pas si elle donne envie de danser ou de pleurer mais que le public reprend en chœur à chaque fois et emporte la salle à l’unisson : le principe d’une grande chanson, de celles qui marquent les mémoires et l’inconscient collectif. My Life, The river of dreams, You may be right ou We didn’t start the fire (peut-être ma préférée avec un superbe clip) sont aussi des fabuleux morceaux et ils sont tous présents ici. Par contre, malgré un concert long et 32 morceaux, aucune trace de plusieurs autres de ses succès (et pas des moindres) : Honesty, Uptown Girl ou Just the Way you are manquent à l’appel…Mais, c’est vrai, une setlist de concert impose forcément des choix et contenter tout le monde est compliqué quand on enregistre depuis des décennies maintenant comme lui. Ca n’est donc pas un « best of live » de Billy mais on en est proche, dans une ambiance bien chaude. Une vraie bête de scène qui semble avoir pris sa retraite depuis quelques années, ses problèmes de santé l’handicapant de plus en plus.