18 Months, c’est typiquement l’album que t’écoutes en soirée, qui fait danser tout le monde sans trop de questions. Et franchement, sur ce point, Calvin Harris fait le taf. Les morceaux claquent, les featurings sont stylés, et t’as quelques vrais tubes là-dedans.
Mais voilà : au bout de quelques écoutes, j’ai eu cette impression bizarre. Comme si tout sonnait pareil. Comme si l’album, malgré toute son énergie, manquait de cœur.
Oui, ça fonctionne. Mais c’est justement ça le souci : tout est tellement calibré que ça en devient prévisible. T’as l’impression que chaque track suit la même formule. Et à force, bah… ça lasse. Je me suis surpris à décrocher avant la fin, ce qui n’est jamais bon signe pour un album censé te booster.
Y’a des bons moments, comme avec Florence Welch qui met vraiment du relief dans "Sweet Nothing". Mais à côté, d’autres featurings m’ont laissé complètement indifférent. On sent que certains sont là juste pour cocher des cases, pas pour créer quelque chose de fort.
Le vrai souci pour moi, c’est le manque d’émotion. C’est fun, oui, mais c’est froid. Tu bouges la tête, mais t’as pas le frisson. C’est tout l’inverse de certains producteurs qui, à la même époque, arrivaient à faire de l’électro avec une vraie âme. Là, j’ai pas senti ça.
Je mets 5.5/10 parce que je reconnais le talent de production, l’impact à l’époque, et quelques bons morceaux. Mais perso, j’en garde pas grand-chose. C’est le genre d’album que tu consommes, que t’apprécies sur le moment, mais qui te laisse pas de souvenir. Et ça, pour moi, ça fait toute la différence entre un bon album… et un album juste efficace.