Aujourd’hui, je vous parle d’un album qui m’a vraiment marqué : Apocalypse de Thundercat, sorti en 2013. Je lui ai mis une note de 8 sur 10, et je vais vous expliquer pourquoi, parce que c’est un disque à la fois fascinant, touchant… et un peu déroutant.
Dès les premières secondes de Tenfold, on est plongé dans une ambiance assez unique. Thundercat a cette capacité rare à créer un univers qui flotte quelque part entre le rêve, le funk, le jazz et la soul futuriste. Et ce qui frappe tout de suite, c’est son jeu de basse. C’est hyper technique, mais toujours au service de l’émotion. Ce n’est pas de la démonstration, c’est une vraie écriture musicale.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la sincérité qui traverse l’album. On sent que Thundercat ne fait pas de compromis : il compose comme il ressent. Heartbreaks + Setbacks, par exemple, c’est un morceau à la fois catchy et hyper mélancolique. C’est doux, planant, mais ça parle de rupture, de perte, et ça touche vraiment.
Et puis, il y a tout le poids du deuil qui plane sur le disque, surtout dans les derniers morceaux comme A Message for Austin / Praise the Lord / Enter the Void. Là, on sent qu’il y a quelque chose de spirituel qui émerge, une vraie quête de sens, une manière d’affronter la perte avec la musique.
Alors oui, l’album n’est pas parfait. Par moments, j’ai trouvé que certains titres étaient trop courts, un peu expédiés. Tron Song, Evangelion… ça aurait mérité plus de développement. On sent qu’il y a plein d’idées, mais qu’elles ne vont pas toujours jusqu’au bout. Ça m’a un peu frustré à l’écoute, d’où ma note de 8 et pas plus.
Mais au final, je pense que ça fait aussi partie de son charme. Apocalypse n’est pas un album lisse. C’est une œuvre personnelle, intime, parfois un peu brute, mais sincère. Et quand on accepte de se laisser embarquer dans son univers, on vit une expérience vraiment spéciale.
Donc si vous aimez les artistes qui ne rentrent dans aucune case, qui font dialoguer la virtuosité et l’émotion, l’espace et la fragilité… je vous recommande vraiment d’écouter ou de réécouter Apocalypse. C’est un voyage étrange, doux et cosmique — et il en vaut la peine.