Depuis 1991 et son Right Direction, LaBounty ne nous a laissé que 2 albums, se consacrant à l’écriture de chansons pour d’autres artistes, en particulier de Nashville. Son dernier en date, Into somethong blue en 2014, a laissé pas mal de fans sur leur faim, un peu trop jazz-blues. Celui-ci est sorti en 2009 et il est encore west coast tout en ne renouant pas avec les fulgurances magiques du passé. Il n’y a qu’à écouter la version acoustique bonus de son chef d’œuvre Livin’ it up, on est loin loin de l’original…Il n’en reste pas moins qu’une nouvelles fois, Bill est sacrément bien entouré : Larry Carlton toujours impérial, Steve Wariner, Michael Rhodes ou encore le compère Robbie Dupree dans les chœurs et à l’harmonica. Et puis il y a encore quelques morceaux fantastiques comme California Turnaround, le meilleur de l’album et de loin, Dianne ou encore Hwy 85. Alors, à ces moments-là, oui, on pourrait se croire sur les plages de Venice ou de Santa Monica pendant l’âge d’or du son californien. Pour le reste, c’est assez pépère et ça tourne un peu en rond malgré l’équipe luxueuse qu’il s’est constitué. Bill reste un grand artiste mais ses 1ers albums ont placé la barre si haut avec leur flopée de tubes inoxydables qu’il est difficile de faire la comparaison. En 2026, il nous est revenu avec un nouvel album, ce qui pour les amateurs et amatrices de rock calif' tenait du petit évènement ("Love at the end of the world"). Et en plus, il est enregistré à Paris avec des musiciens français!