Avec Blondes (2012), le duo new-yorkais livre un album électronique tout en subtilité, à mi-chemin entre la transe méditative et l’exploration sonore. Si je lui accorde 7.5/10, c’est parce que, malgré sa cohérence et sa finesse, il peine parfois à maintenir l’intensité sur la durée.
L’album séduit d’abord par sa construction progressive et immersive. Les textures sont soignées, les motifs évoluent lentement, presque imperceptiblement, et chaque morceau semble respirer dans un espace ample et brumeux. C’est une œuvre qui exige une écoute attentive, presque introspective.
Cependant, cette constance devient parfois une faiblesse : certains titres s’étirent sans véritable tension, et l’ensemble aurait gagné à proposer davantage de contrastes. À force de douceur, l’album perd par moments en impact.
Cela dit, Blondes reste une belle expérience sensorielle. Un disque honnête, élégant, qui touche par sa sincérité et son refus de l’esbroufe. Pour peu qu’on accepte de s’y plonger sans attentes de climax, il offre un voyage sonore doux et enveloppant.