Dirty Gold d’Angel Haze, c’est un cri du cœur. L’artiste livre un premier album marqué par une intensité brute, un besoin viscéral de se raconter, de régler ses comptes avec le passé. Et sur ce point, l’album touche souvent juste.
Des titres comme "Battle Cry" ou "Black Dahlia" dévoilent une plume sincère et percutante, où douleur, colère et résilience s’entremêlent. Le flow est incisif, la voix habité. Angel Haze ne triche pas — et ça, c’est sans doute la plus grande force de ce projet.
Mais à vouloir trop en dire, trop en faire, l’album se disperse. Entre rap rageur et virages pop, Dirty Gold manque parfois de direction. L’émotion est là, mais la cohérence musicale vacille. Certains morceaux passent inaperçus, noyés dans une production un peu trop sage pour accompagner une voix aussi intense.
Au final, Dirty Gold est une œuvre imparfaite, mais honnête. Angel Haze y expose ses failles et ses forces, et même si tout ne fonctionne pas, l’envie d’écouter la suite est bien là. Un premier pas brut, passionné, mais encore en quête d’équilibre.