Do Things, sorti en 2012, m’a laissé une impression douce-amère. Dès les premières notes, j’ai été séduit par l’univers solaire et un brin vintage de Dent May. Sa pop au ukulélé, à la fois chaleureuse et décalée, m’a tout de suite évoqué une forme de nostalgie tendre – comme feuilleter un vieil album photo par une journée d’été. Il y a un charme évident, une sincérité qui se sent, et ça m’a touché. Mais malgré cette première bonne impression, tout n’a pas totalement fonctionné pour moi.
Ce que j’ai vraiment apprécié dans cet album, c’est cette légèreté assumée. Dent May ne cherche pas à impressionner ni à complexifier ses morceaux à outrance. Il s’amuse, il joue, et ça s’entend. Des titres comme "Don’t Wait Too Long" ou "Best Friend" m’ont mis de bonne humeur presque instantanément. C’est le genre de musique qui se glisse naturellement dans le fond d’un après-midi tranquille, sans prise de tête.
Mais c’est aussi là que le bât blesse un peu : au fil des morceaux, j’ai senti une forme de répétition, presque de lassitude. L’album m’a paru tourner en rond, comme s’il manquait d’audace ou de variation. Sa voix, douce mais un peu monocorde, n’aide pas à relancer l’écoute, et j’ai parfois eu du mal à distinguer les titres les uns des autres. C’est frustrant, parce qu’il y a des idées, une vraie sensibilité, mais elles semblent parfois s’étioler en route.
Cela dit, je ne peux pas lui retirer sa cohérence. Do Things sait ce qu’il veut être, et il le reste jusqu’au bout. Il ne triche pas, et c’est peut-être ce qui me le rend malgré tout sympathique. Il n’a pas cherché à me bouleverser, mais à m’offrir un moment simple et doux – et parfois, c’est suffisant.
En lui mettant 6.5/10, j’ai voulu reconnaître ses qualités sans nier mes réserves. Ce n’est pas un album que je réécouterai en boucle, mais je comprends totalement qu’on puisse s’y attacher. Il a ce petit quelque chose de sincère et de naïf qui fait du bien, même s’il ne m’a pas complètement emporté.