Une sucrerie

Avis sur Émilie Simon

Avatar Elrickh Petersson
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Paru en 2003, le premier album de cette jeune française a créé un véritable buzz dans le petit monde de la pop et de l’electro hexagonal. Il faut dire qu’il est rare d’entendre un premier essai d’une telle qualité. En effet, la demoiselle s’avère des plus douée, elle a d’ailleurs intégralement composé et produit ce cd, ce qui est assez rare en France, pour être souligné. Il faut dire qu’elle a de quoi s’inspirer, ses parents étant complètement immergés dans le monde musical et notamment dans l’univers feutré du jazz. Depuis son plus jeune âge, Emilie Simon, les accompagne donc a de multiples concerts et observe son père dans son studio d’enregistrement.
A force de travail et d’abnégation, le talent faisant le reste, la belle nous livre donc ce magnifique premier album.

Naviguant entre pop, electro et trip hop (voir heavenly), l’auditeur n’a plus qu’à se laisser bercer au fil des titres. Happé, il pénètre alors dans le monde intimiste d’Emilie Simon, à la fois sombre, onirique et féerique. Le voyage commence…
Les unes après les autres les compositions dressent leurs toiles auditives à nos oreilles et nous font passer de l’autre côté de la barrière. Emilie, avec sa voix enfantine, susurre et murmure à nos oreilles, plus qu’elle ne chante, et nous offre de très beaux textes, véritables poèmes pour certains, alternant l’anglais et le français.
Si l’on tend l’oreille on se rendra compte que nombreux bruits incongrus, sont ici utilisés pour créer des pièces musicales originales et inventives. Mais des titres plus dépouillés sont aussi présents sur cet album, laissant s’exprimer des émotions souvent obscures.
Les bijoux s’enchaînent et l’on retiendra surtout « Il pleut », « Chanson de toile », « Graines d’étoiles » (en duo avec Perry Blake) ou le single « Flowers » (pour lequel je vous recommande la vision du clip, notamment aux fans de « L’Etrange Noël de M. Jack »). Cet album, pas si mainstream qu’il en l’air, à le potentiel pour plaire aux publics metal ou goth, à la recherche d’un peu de fraîcheur.

Tout cela fait de ce premier album une friandise, une gourmandise, dont on ne se lasse pas. L’abus est bon pour la santé et vivement la suite.

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