Au cœur de l’album du même nom, "Endless Flowers" s’impose comme le point d’équilibre d’un disque qui vacille entre chaos sonore et romantisme bruitiste. C’est un titre qui capte l’essence même du groupe : un souffle de liberté saturé de guitares rêches, de nostalgie lo-fi et de mélodies noyées dans la réverb.
Derrière l’apparente cacophonie se cache une vraie tendresse, une urgence adolescente presque touchante. Le refrain, entêtant sans être évident, donne l’impression d’un souvenir qu’on essaie de retenir malgré le vacarme du présent. Ce morceau-là, plus que les autres, justifie à lui seul l’écoute de l’album.
Mais s’il brille, c’est peut-être aussi parce que le reste peine parfois à maintenir ce niveau d’équilibre entre éclat et cohérence. Endless Flowers (le morceau) reste ainsi comme une fleur unique dans un bouquet un peu trop fouillis.
Un morceau phare dans un album inégal, mais attachant — d’où un 7/10 qui reflète autant les promesses tenues que les limites entrevues.