En 1985, sans grand succès commercial, Chateaux sortait son 3e et ultime album. Dans l’indifférence assez générale, faut-il le préciser. Il faut dire que la pochette totalement loupée n’aide pas à se faire remarquer à l’heure du speed et du thrash triomphant (Slayer, Metallica et autre Sepultura…). Passons aussi sur le chant braillard, loin de Steve Grimmett qui chantait sur leur 1er album de 1983. Un chant de Krys Mason assez vite monotone et les morceaux manquent beaucoup d’originalité, à la différence des groupes que j’ai cités précédemment, on attend une petite touche de folie, le truc qui vous colle par terre en sachant que vous avez écouter un morceau énorme…Mais non, rien de tout ça. Pêchu, solide et ce qu’on retient surtout, ce sont les riffs de Tim Broughton sur lesquels tout repose comme « Chase the sun » et « Through the fire ». Ça sonne quand même beaucoup comme le 2e album, en moins bon, avouons-le. C’est ce qui arrive quand on recycle la même recette, pas désagréable mais on finit par se lasser, à l’image de « Turn it on » et « Hot Touch at Midnight » franchement quelconques. Quelques riffs bien acérés et qui vous détendent les esgourdes ne suffisent malheureusement pas à faire un bon album. Ce « Highly Strung » trop semblable au précédent, n’a fait de vague et ne s’est pas vendu, les musiciens renâclant aussi à tourner loin de chez eux. Sans surprise, le groupe s’est séparé sur cette note très mitigée. Mais ces trois albums sont reparus ensemble au début des années 2000 et ça a permis à des plus jeunes (et même des plus anciens !) de découvrir cette formation de 2nd rang mais valeureuse dans la NWOBHM. J’ai hésité entre 4 et 5 étoiles.