J’aime beaucoup Savatage groupe de heavy metal souvent oublié aujourd'hui, créé en 1978 autour des deux frères Jon et Criss Oliva et dont le producteur était Paul O’Neill sur leurs albums des années 80. Le Trans-Siberian Orchestra en est la déclinaison rock prog’, formée après la mort de Criss en 1993 et auquel participent pratiquement tous les membres de Savatage. Il s’agissait au départ d’enregistrer des chants de Noël réarrangé façon rock opéra. Une version moins brutale, plus ouverte du groupe des Oliva bien que Savatage après la mort de Criss et sous l’impulsion de Jon, se tourne de plus en plus vers un heavy rock progressif. Cet album de 2015 a été crée en même temps que la reformation (surprise) de Savatage pour le Wacken Festival auquel les deux formations devaient participer. Bon, bien qu’amateur de musiques progressives, je n’ai pas été totalement conquis par ce « Letters from the labyrinth ». La volonté de mélanger classique et rock est louable mais aussi casse-gueule, bien qu’on ait des musiciens chevronnés aux commandes.

Bon, côté rock progressif, ne vous attendez pas à des morceaux à rallonge, démonstrations de virtuosité souvent un peu vaines, le plus long durant 4 mn 16. C’est surtout le mélange des genres qui est mis en valeur. La 1ère moitié en est constituée par des revisites de morceaux classiques signés Mozart, Beethoven, Moussorgski et Rimski-Korsakov…Mouais, le son en est très synthétique là où on serait attendu à un grand orchestre flamboyant : pourquoi ne pas avoir poussé le concept jusqu’au bout et convier un véritable orchestre symphonique ??? Coût financier peut-être ? Impossibilité de reproduire l’ensemble sur scène ? Le son en aurait été forcément très différent. J’ai été bien plus séduit par la 2e moitié, constituée presque uniquement d’originaux signés O’Neill et Jon Oliva. Là, la face plus rock ressort, avec de très bons morceaux comme "The Night Conceives" et mon préféré, "Not Dead Yet", le plus punchy ainsi que la reprise de « Stay » morceau de Savatage datant de 1987. Les deux formations, pourtant très différentes, sont décidément inséparables. L’idée de départ était bonne mais le résultat final inégal et manquant un peu de cohérence pour me convaincre totalement. Pratiquement une heure de musique, c’est un peu long.

JOE-ROBERTS
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le 18 févr. 2026

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