Radlands, c’est un peu comme un voyage en voiture à travers un désert qu’on ne connaît pas vraiment. J’ai voulu me laisser porter, j’ai tendu l’oreille, curieux de cette mue américaine des Mystery Jets… mais je suis resté sur le bas-côté, à moitié convaincu.
J’ai aimé les textures plus brutes, cette vibe folk presque nostalgique. Someone Purer m’a accroché tout de suite, comme une oasis d’inspiration au milieu d’un disque parfois trop sage. Il y a une vraie envie de changement ici, et je la respecte. Mais souvent, j’ai senti le groupe hésiter entre son passé indie-pop et son nouveau costume americana. Résultat : des morceaux un peu tièdes, pas assez tranchés, comme s’ils n’assumaient pas encore leur nouvelle route.
Je ne peux pas dire que l’album est raté — loin de là. Il est sincère, touchant par moments, mais aussi frustrant. Il m’a manqué ce petit déclic émotionnel, ce souffle qu’on attend d’un disque qui veut marquer une rupture.
6.5/10, parce que j’y ai vu du potentiel, de belles idées, mais pas encore la flamme. C’est une transition, et comme toutes les transitions, elle mérite d’être écoutée… même si elle ne m’a pas complètement emporté.