Rien à redire sur le talent de Paul Brown, très bon guitariste mais aussi producteur pour George Benson (l’album « Standing Together »), Larry Carlton (l’album en duo «Soul Searchin’ » en 2021), Al Jarreau, Patti Austin, Rick Braun et tout un tas d’autres musiciens de ce calibre. Bon, pour son 1er album pour GRP en 2004, on est clairement dans un registre jazz fusion plaisant pour les oreilles («Phat City » et « Chill Out » par exemple). Rick Braun et sa trompette sont d’ailleurs présents sur « 24/7 » et ça fait du bien car cet album manque quand même d’un poil d’originalité. C’est carré, c’est propre, le jeu de Brown ressemble beaucoup à celui de Benson (qui lui-même avait su s’inspirer de Wes Montgomery), mais toute proportion gardée bien sûr face à une légende pareille. Tout ça finit même par devenir un peu lisse et c’est dommage. Quant à l’usage de la voix déformée sur la reprise de James Taylor « Don’t let me be lonely tonight », on ne peut pas dire que ce soit une réussite…D’un musicien aussi doué, on peut attendre mieux car franchement, on a entendu ça déjà pas mal de fois. On tombe parfois dans le travers de ce style musical, la musique d’ambiance, juste là pour occuper les oreilles. Il a été surnommé aux États-Unis le « Babyface du smooth jazz », pas sûr que ce soit pour moi un compliment. Le disque à se passer le soir en pensant à autre chose ?