Ils sont peu nombreux ces albums totalement hors du temps.
Hermétiques aux modes, tendances ; ils définissent leurs propres règles, les rendant inimitables.
Adore fait bien évidemment de cette caste.
Sans la voix très spécifiques de Billy Corgan, on pourrait même dire qu'Adore n'est pas un album des Smashing Pumpkins que c'est un tout autre groupe.
Vis-à-vis des fan de Mellon Collie et de Siamese dream, Adore est un peu une trahison. La disparition quasi totale de la saturation (sauf ponctuellement sur Shame) relève pour certains de l'hérésie.
Je dois admettre que j'ai moi-même mis longtemps accepter ce parti pris (pas de saturation, le batteur remplacer par une boite à rythme) ; très longtemps aussi pour finalement apprécier cet album à sa juste valeur.
Des mois d'écoute, pour aboutir à ce constat : Adore est une masterpiece.
L'album est hyper bien pensé, tous les morceaux sont intéressants et s'enchaînent parfaitement les uns après les autres.
Adore est de ses albums qu'on redécouvre écoute après écoute, qui délivrent leurs trésors cachés seulement aux plus patients.
En synthèse : aussi décalé que réussi ; seule la présence anachronique d'une BAR pour les percussions vient ternir le tableau.