Il y a certains albums dont on devine dès les premières notes qu'ils vont être bons.
Lorsque le tout premier titre (l'assez méconnu "Prowler") vous arrache la mâchoire dès le premier riff (avec la petite Wha-Wha qui ajoute une pâte groovy...) ça s'annonce bien.
Et tout s'enchaîne sans discontinuer, sans baisse de régime ; c'est toujours inspiré, aucun morceau ne déçoit. il y a même un soucis (rare pour un premier album) de proposer une certaine variété (je pense en particulier à Strange World mais Remember Tomorrow et Phantom of the opera offrent un tempo et des arrangements qui montrent également toute l'étendue de la palette du groupe).
Le plus fort de ce premier essai est de réserver l'un de ses meilleurs morceaux pour la toute fin.
Alors que l'on est repu, que le groupe a déjà largement démontré tout son potentiel, tout son talent ; ce premier album s'achève par une "Iron maiden" d'anthologie.
Le titre est d'une efficacité redoutable et le texte est d'une violence (pour l'époque) stupéfiante ; on pensait avoir vu le meilleur et puis non, un dernier titre très condensé vient parachever le tout et semer le doute (et si c'était lui le meilleur titre ?).
Seul petit bémol, le chanteur du groupe (qui sera assez vite remplacé) montre ses limites sur certains titres ("running free", "phantom of the opera" en particulier) ; fort heureusement pour les fans, les morceaux de cet album connaitront ensuite une seconde vie en live avec un Bruce Dickinson impérial au chant.
En synthèse : Neuf titres et presqu'autant de classiques ; la vierge de fer s'offre des débuts en fanfare.