Arctic Monkeys, c'était pour moi jusqu'à présent seulement l'histoire de quelques titres. J'en écoutais un, deux, je parcourais les albums aléatoirement, et puis il y a quelque chose qui rapidement ne collait pas. Était-ce la voix d'Alex Turner qui ne me revenait pas ? Était-ce une histoire tonalité, de mélodie ? Toujours est-il que le déclic n'avait pas lieu, et l'embrasement du rock ne donnait lieu qu'à quelques petites étincelles fluettes.
Et puis il y a eu "Do I Wanna Know" qui m'a donné envie d'en entendre plus. Petit à petit je me suis pris au jeu, à leur son qui pour le coup fleure bon l'Amérique. Au fil de l'écoute de tous les titres de l'album, je trouve alors le groupe plus cohérent. En un seul mot, j'adhère. Tout semble sonner mieux : guitares, basses, batterie, et même cette voix que je trouve pour le coup parfaite. Les mélodies sont riches et sinueuses. Bref, c'est comme si je me penchais avant tout sur les qualités indéniables du groupe avant de chercher la petite bête qui me faisait jusque ici passer à autre chose.
Quand je vois que cet album obtient une note somme toute assez modeste par rapport à leurs premières réalisations, je me dis qu'il y a peut-être une forme de "lassitude" chez les fans les plus affirmés, de "non-surprise".
Pour moi, AM aura à coup sûr représenté mes premières singeries.