Cet album c'est le sublime témoignage du naufrage de la maison de disques cherchant désespérément de la matière à la suite d'une trilogie. On entend souvent jamais 2 sans 3, mais jamais 3 sans 4...
A gogo, ces petits gourmands ont pioché dans le grand tiroir des anciens enregistrements. Le problème... c'est qu'on avait déjà accès à la majorité du contenu de cet album. Des tracks issues des précédentes versions deluxe, des films, ou des performances lives, on a bien été servi dans le recyclage ! Miam.
On a aussi eu le droit à un malheureux remix de "real love" à base d'intelligence artificielle : la chanson alors phare des Anthology. Il faudrait songer à laisser reposer en paix le pauvre John lennon et cesser de vouloir raviver son âme par IA pour des médiocrités pareilles. le mixage IA utilisée pour la voix rend la chanson sacrément pénible... La critique reçue de "now and then" aurait dû les mettre sur la voix lol. A noter que le grand révolutionnaire Paul Mccartney s'est lancé au début de cette semaine dans la lutte contre l'IA dans l'industrie musicale. Il a l'intention de participer à la production d'un album en y publiant une chanson silencieuse dans cet album de rebelles britanniques "is this what you want". Paul Mccartney aurait-il été convié aux discussions autour de cet anthology ou a-t-il juste un peu trop dormi ?
Cet album regorge aussi de tout un ensemble d'instrumentales isolées. Plutôt sympa et inédit à écouter une fois, je suis pas sûr de les écouter chaque matin au réveil... Quoiqu'un bon choix pour ne pas entendre les travaux des voisins.
C'est regrettable que tout cet ensemble d'éléments énoncés gâchent les quelques chansons qui font que cet album mérite d'être écouté. Quelques tracks de cet anthology nous offrent avec plaisir une nouvelle perspective inédite à certaines des chansons des Beatles.
On peut citer par exemple "good night" joué sur une base de guitare électrique, "julia" et "all you need is love". On assite quand même lors de cette dernière à un petit moment de l'histoire où John Lennon chante dans le 1er refrain sur la mélodie des cuivres. Très subtil mais sans doute ce qu'il y a de plus mémorable dans cet album. Pour vous dire...