‘Belong’ est d’une écoute facile, alliée à une riche qualité sonore. Mais c’est plus que de la magie de studio : Jay Som a rarement écrit avec autant d’assurance, rarement exprimé autant de bravoure.
Les fans venus pour l’ancienne formule ne seront pas entièrement satisfaits par Belong, mais s’ils y trouvent une bonne portion du disque qui fait exactement ce qu’ils veulent.
La guitare a peut-être pris un rôle plus mineur, mais la production et l’attention portée aux plus infimes détails tout au long de Belong révèlent un nouveau niveau d’artistry.
L’enchaînement des morceaux souligne sa thèse agitée : la solennité de Appointments se dissout dans le rebond léger de Drop A, un passage de la stase à l’élan central dans l’acceptation du flux par Duterte ; Past Lives, porté par les harmonies de Hayley Williams, éclate à une ampleur que Jay Som évitait autrefois, avant de s’effondrer dans la brume spectrale de D.H..
À juste titre et heureusement elle continue de résister à jouer le jeu de quiconque, offrant une déclaration à la fois délicieusement accessible et explorant de nouveaux recoins de son son. De plus, ce sont clairement les recoins qui l’intéressent et l’enthousiasment.
Belong est un ajout bienvenu à la discographie de Jay Som, et consolidra sans aucun doute sa réputation de “la chanteuse pop préférée de ta chanteuse pop préférée”.