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Critique de Big Thing par Eowyn Cwper
Enfin une belle concordance des textes avec la musique ! De bonnes mélodies, pas de répétitivité.
le 13 juin 2018
88, en pleine vague House, et alors que le groupe commence à essuyer ses premiers revers, sort Big Thing, le 5ème album à la pochette vraiment pas folichonne mais toujours moins moche que celle d’ « Hysteria » d’Human League (si on reste dans le même style). Big Thing, c'est d'abord un premier single « I Don’t Want Your Love », au beat clinquant et millimétré, cuivres et grattes de retour pour un produit toujours aussi classe, mais qui ne convaincra véritablement que les States.
La production est dans la même veine minimaliste et précieuse que « Notorious », même ingénieur du son Daniel Abraham, bien que cette fois-ci produit par Jonathan Elias, plus connu pour bosser dans la BO (ils se sont rencontrés sur celle du James Bond). De la guitare électrique vient combler quelques moments de flottements dans les morceaux. Il n y a malheureusement pas LE tube imparable pour porter l'album ; le titre éponyme est un sous « We Will Rock You », le second single « All She Wants Is » et ses gémissements en rythmique n'ont plus rien d'innovants depuis Art of Noise. Si les ballades qui suivent ainsi que les deux versions de « Drug » (original et House) ne marquent pas, c'est surtout du à une absence flagrante de mélodies addictives, auxquelles ils nous avaient pourtant habitué. Manque d'inspiration ? Il n'y a juste que le refrain en contre-ton de « Palomino » qui aura réussi à me convaincre.
D'ailleurs, à partir de ce septième titre, l'album change étonnamment de style, se lançant entre deux interludes dans des productions moins électroniques, plus Pop-Rock, plus longues voire progressives, avec un travail sonore fourni rappelant presque celui d’Arcadia. Mais arrivé au jam Hard-Blues de « Lake Shore Driving », on se dit qu'il est trop tard pour contre-balancer, surtout que les grandes mélodies sont toujours absentes. Big Thing porte mal son nom, on a du mal à mettre le doigt sur le gros truc qu'ils nous vendent. Parlant de vente, l'échec est relatif, l'album rentre tout de même dans pas mal de charts, mais la chute est évidente.
Créée
le 13 juil. 2019
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Enfin une belle concordance des textes avec la musique ! De bonnes mélodies, pas de répétitivité.
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