Cet album de 1993 succédait au superbe « But seriously » (pour moi, son meilleur). Mais voilà, la vie de Collins était devenue très bancale avec un nouveau divorce et un alcoolisme grandissant qui allait lui causer de graves problèmes de santé. Bref, cette vie instable se retrouve dans cet album, sans doute le plus personnel de toute sa discographie. Ces chansons lui tiennent tellement à cœur qu’il prend la décision de tout enregistrer seul. Collins a affirmé par la suite que c’était l’album qu’il avait pris le plus de plaisir à enregistrer…Je peux comprendre qu’il avait besoin d’exprimer certains sentiments, le voir peut-être comme une psychothérapie musicale mais j’ai toujours trouvé ce « Both Sides » ennuyeux, privilégiant des chansons mélancoliques et calmes, 67 minutes c’est bien trop long, désolé. Et encore, il en a enlevé six…Aucun de ces morceaux ne vous reste dans l’oreille et en dehors de la tournée qui a suivi, ne sera plus interprété sur scène même les singles « Both sides of a story » et « Everyday ». Rien de honteux ni de désagréable du tout, mais un côté (trop) synthétique qui finit par me lasser surtout quand comme Phil, on a travaillé avec des pointures comme Lee Sklar, les Phenix Horns ou encore Daryl Stuermer. Excellent batteur, Phil n’était pas un grand multi-instrumentiste de génie comme McCartney peut l’être. J’aime beaucoup Collins et je ne suis pas de ceux (nombreux) qui lui ont toujours craché dessus, en particulier dans sa carrière solo. Mais cet album est selon moi un des points faibles de sa discographie. En 2026, Collins très diminué a affirmé en interview qu’il était possible qu’il essaie d’enregistrer de nouveaux morceaux, si sa santé suivait. Wait and see.