Cet album d'Iron Maiden a été accueilli avec un enthousiasme nourri c'est évident.
Les deux albums précédents avaient au moins divisé et dans beaucoup de cas déçu. Je me rappelle d'ailleurs de ce moment où dans la FNAC de ma ville natale, j'avais aperçu l'album (mis en tête de gondole) et trois lycéens passaient à ce moment là ; j'hésitais à l'achat et l'un des lycéens avait lancé à la volée : "Hey Iron maiden..." en ricanant ; les deux autres pouffaient de rire...
L'anecdote illustre assez bien la popularité du groupe au moment de la sortie de cet album.
Avec le retour de Bruce Dinkinson au chant et d'Adrian Smith, le groupe avait la pression et (n'en déplaise aux lycéens que j'avais croisés dans cette FNAC de la rue Lenepveu à Angers) le challenge est relevé. C'est un retour réussi oui mais à quel point ? Dans quelle mesure Brave New World ne pourrait-il pas être surcoté parce qu'il fait suite à deux albums très médiocres et que deux membres historiques reviennent au bercail ?
Il me semble que poser la question c'est déjà y répondre. Si Brave New World avait succédé à Fear of the Dark, il n'aurait très probablement pas été reçu de la même manière.
Objectivement, Brave New World n'est pas un mauvais album mais le groupe a produit tellement mieux...
En termes de titres iconiques, on retiendra : "Blood Brothers" et.....
Et... me concernant c'est à peu près tout (sauf à mentionner aussi "The thin line between love and hate" qui est un titre qui a un charme bien à lui).
On a, dans le prolongement des albums the X-factor et Virtual XI, toujours des morceaux assez interminables ("Dream Of Mirrors" - 9"21 et "The Nomad" - 9"06) ; le retour de Bruce Dickinson au chant permet certainement d'atténuer (subjectivement) certaines longueurs mais les compositions restent souvent assez répétitives et surtout extrêmement prévisibles.
C'est à mon humble avis, ce qu'a perdu Iron Maiden dans les années 90 : la spontanéité. Iron Maiden n'ose plus changer sa formule (comme tenter une approche Metal prog ou un morceau ultra-rapide et ramassé à la Be quick or be dead) on garde la même approche et on rallonge juste les morceaux.
En synthèse : la vierge de fer est de retour... ....mais elle a quand même pris quelques rides