Ce coffret 4 CD a été arrangé par Neil Young et comprend les morceaux du Buffalo Springfield, le groupe qu’il avait formé avec Stephen Stills, Richie Furay, Jim Messina ainsi que Bruce Palmer. Leur rencontre tient du heureux hasard : Neil Young et son ami Bruce Palmer rencontrent Stephen Stills et Richie Furay, alors qu'ils attendent au feu rouge dans le vieux corbillard d'occasion de Neil, en plein downtown de Los Angeles. Stills interpelle son pote Neil et voilà l’affaire conclut ! Tout ce beau monde va former un groupe ! Une formation qui a duré moins de deux ans, entre 1966 et 1968, mais qui a sorti de fantastiques titres comme « Mr Soul », « For what it’s worth » ou encore « Broken Arrow ». Les trois premiers CD sont classés par ordre chronologique et contiennent des demos, inédits et remixes. Le 4e inclut intégralement leurs deux uniques albums (le 2e « Buffalo Springfield » étant un indispensable). On peut même y entendre dans les pépites cachées « Down To The Wire », avec la voix envoûtante de Stills, et une première version de « The Old Laughing Lady » par Young.
Le Buffalo Springfield était une école de perfectionnement pour deux légendes du rock et un groupe précurseur des œuvres magistrales d'un Neil Young en solo ou de Crosby, Stills & Nash. On pourrait se dire qu’un groupe, qui n'a sorti que deux véritables albums et s'est si vite déchiré en engueulades, n’a pas besoin d’un coffret aussi généreux…Pourtant, c'est à cette époque que Stills, Young et Furay travaillaient en harmonie pour produire un folk rock psychédélique sublime (comme les Byrds le faisaient de leur côté), ouvrant la voie à la scène de Laurel Canyon, un creuset musical où les artistes vont à la fois échanger et tenter de se dépasser, l’amitié et le respect n’empêchant pas la concurrence. Le livret est de belle qualité nous racontant l’histoire du groupe. Bon, si on veut être honnête, un peu réécrite l’histoire car Young est sur toutes les photos mais avec son fichu tempérament, a quitté plusieurs fois le groupe durant son existence et n’y a vraiment participé, au gré de ses allées et venues, au total qu’un an sur deux.