Tellement parfait. Tellement imparfait. La moitié des morceaux n'a pas l'air fini que ce soit par le manque de rythme, leur longueur, des harmonies pas très heureuses ou le chant approximatif. L'album se qualifie à peine en tant que tel. Plus un EP à la gloire de Cherchez le garçon. Fut une époque, ce disque personnifiait tout ce que je détestais dans la musique : les années 80, l'amateurisme, les synthés, le français... Il y a même du saxophone à la fin. Mais avec le temps et les rencontres, on se fait à l'ambiance, à la poésie et on dit que c'est DIY.
Tristesse, saleté, amour synthétique, la mort. Un disque qui veut pas se laisser critiquer comme les autres. Il met presque mal à l'aise parfois. Mais il y a des passages de toute beauté comme le « solo » de Mannekin. C'est bien joli.
Et puis Daniel. Je l'ai croisé une fois. Il était accoudé à un bar de festival, en pleine discussion avec des organisateurs ou des mécènes, il payait des verres à pas mal de monde et il perdait un petit peu ses mots. Je lui ai rien dit mais c'était chouette quand même. C'était pour Crève-Coeur à l'époque. En concert après, c'était beau mais ça n'allait pas vraiment avec le reste de la programmation du festival (j'ai pas de souvenirs mais imagine le avant Sinsemilia). Il avait de bien beaux tatouages.
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