Come of Age, deuxième album des Vaccines, porte un nom prometteur… qu’il ne parvient jamais à honorer pleinement. Avec ses airs de fausse maturité et ses riffs recyclés, le disque donne surtout l’impression d’un groupe qui piétine plus qu’il n’évolue.
Certes, l’énergie est encore là (Teenage Icon, No Hope), mais elle sonne comme un écho affadi de leurs débuts. Plus de vernis, moins de nerf. Le groupe tente de nuancer son propos, de faire plus "adulte", mais la plupart des morceaux finissent par se ressembler, englués dans un entre-deux tiède entre pop rock générique et post-adolescence molle.
Justin Young, lui, conserve son phrasé traînant et détaché — ça pouvait passer pour du style sur le premier album, ici ça frôle la monotonie. On sent qu’ils veulent dire quelque chose, mais rien ne dépasse, rien ne dérange, rien ne bouleverse. Le tout manque cruellement de souffle, d’ambition, de vrais partis pris.
En somme, Come of Age donne surtout l’impression d’un album "bouche-trou" : ni vraiment raté, ni franchement réussi. Une mue timide pour un groupe qui, au lieu de grandir, semble surtout se chercher… en rond.
Note personnelle : 6.5/10 – Et c’est peut-être déjà un peu généreux.