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le 6 déc. 2025
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Quand on voit des images de Scorpions sur scène de nos jours, on se dit que l'EHPAD n'est pas loin pour eux.Mais si on écoute seulement ce que ça donne, avec la quantité d'overdubs qu'on peut...
L’indispensable live de Scorpions est, et restera le « World Wild Live » de 1985 indépassable, suivi des « Tokyo Tapes » de 1978. Mais pour fêter leurs 60 ans d’existence, le groupe s’est produit à domicile en juillet 2025 à Hanovre et nous offre une belle fête, montrant que malgré le temps, la bestiole pique encore. Allez, la fête a des allures d’adieux, il ne faut pas se mentir mais si ça en est, ils sont dignes et brillants. C’est toute la ville qui a pris des couleurs du petit groupe local qui a réussi à faire une carrière internationale magnifique. Klaus Meine a maintenant dépassé les 77 ans, et on l’a vu sur cette tournée, sa gestuelle est désormais limitée au minimum (fini les acrobaties du passé) et sa voix a certains soirs de la tournée montré des signes de faiblesse. C’est parfaitement compréhensible. Sur ce live, pas de problème, même si on peut probablement penser à des overdubs, ce qui là encore n’a rien de honteux. Tout sonne nickel et carré, tellement, c’est vrai, qu’on peut se dire que le travail de postproduction sur le son a dû être important (mais c’est le lot de la plupart des albums live). On peut vraiment regretter un public trop discret, là où, sur les deux live légendaires que j’ai cités, il était au centre de la musique de Scorpions. Il est rarement sollicité durant les morceaux (« Send me an Angel », « Bad Boys Running Wild », « Wind of change », le final « Big City Nights »).
À noter que les paroles de « Wind of change » ont été réécrites et modernisées par Meine en 2022 en signe de solidarité avec l'Ukraine suite à l'attaque russe. Meine avait déclaré ne plus vouloir chanter des paroles qui idéalisaient la Russie. Pour le dire sans méchanceté, le public est si discret qu’on n’a quand même pas l’impression de se trouver dans un stade…La setlist fait passer l’album « Rock believer », pourtant très solide, pratiquement à la trappe, avec un seul morceau sauvé « Gas in the tank ». Sinon, on a bien sûr des classiques à la pelle, ceux qu’on attend, « The Zoo », « Blackout », l’excellent « Tease me Please me »…Une jolie surprise est le medley des seventies, constitué de 5 titres, "Top Of The Bill" / "Steamrock Fever" / "Speedy’s Coming" / "Catch Your Train", un morceau représentant chacun des 5 premiers albums. Pour pinailler, il me manque « No one like you » que j’adore mais ça, c’est mon goût perso. Scorpions nous offre alors un beau panorama de toute sa carrière, du passé au présent. Une version vidéo de ce concert doit paraître en 2026. La fête prévue au départ devait être bien plus folle avec de nombreux invités qui avaient été conviés comme Rob Halford, Alice Cooper ou encore des anciens du groupe comme Herman Rarebell et Uli Jon Roth. Voilà qui était (très) alléchant mais tout cela a été annulé quelques jours avant le concert, pour des raisons techniques selon Rudolf Schenker (trop lourd à organiser, trop de drones nécessaires pour filmer l’ensemble…). Même si le concert est bon, on se dit que l’anniversaire aurait pu être encore plus magnifique avec tous ces invités. Il y manque quelques surprises qui auraient fait plaisir et auraient sorti le groupe de la routine suivie depuis pas mal d’années maintenant. Je l’ai écouté, un peu nostalgique, en me disant que si c’était une dernière, ce qui soyons honnête, a l’air d’être le cas, Scorpions quitte la scène avec tous les honneurs, constituant une belle page de l’histoire du hard rock, n’en déplaise aux grincheux qui les conspuent pour leurs ballades.
Créée
le 20 déc. 2025
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