John Mayer est une victime de la maladie d'amour et c'est sans pudeur qu'il se livre dans Continuum avec tellement de justesse et surtout tellement de fragilité.
Sa voix dessine de manière nuageuse l'histoire d'un homme qui se force à essayer de croire en quelque chose mais qui, en réalité, aimerait se faire réparer et voir le monde changer car inapte à rêver en l'état. C'est en clair un album d'une tristesse infinie qui, il faut le dire, m'a beaucoup touché.
Et même si j'ai préféré certains morceaux de la première partie de l'album comme "Waiting on the World to Change" ou le sensationnel "Belief", l'ensemble m'a vraiment emballé dans sa recette pop/rock/blues singulière.
Mais par-dessus tout, c'est la voix de John Mayer qui m'a séduit, une voix dans la trempe de chanteurs comme Sam Smith ou de son mentor David Ryan Harris, une voix fragile et vulnérable qui pleure en chantant avec beaucoup d'émotion, et c'est dans cette même lignée de sensibilité pop-rock que des groupes comme Maroon 5 ou Coldplay ont parallèlement inscrit leurs plus belles œuvres.