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le 12 août 2014
SuivreRéserve de bonheur
Le premier album de Vampire Weekend avait été l'une de nos sources de joie en 2008, et, même si les jeunots nous avaient déçus sur scène, manquant encore de consistance, nous les attendions au...
Contra est typiquement le genre de disque qui donne envie d’être aimé avant même l’écoute. La pochette, l’aura, le consensus autour du groupe à l’époque : tout invitait à la curiosité, voire à l’adhésion. C’était mon premier contact avec Vampire Weekend, sans attente particulière, simplement l’envie de comprendre ce qui se cachait derrière cet enthousiasme largement partagé.
Ce qui frappe rapidement, c’est cette esthétique indie-cool très affirmée, presque revendiquée. Des morceaux nerveux, chargés d’idées, avec des influences africanisantes régulièrement mises en avant, parfois de façon efficace, parfois plus décorative. Le problème n’est pas le mélange en lui-même, mais son traitement : une production très studio, très propre, des batteries souvent faibles ou artificielles, et une énergie constamment pressée. Certains refrains fonctionnent, certaines mélodies accrochent, mais beaucoup de morceaux semblent vouloir trop en faire, au point de perdre leur impact en cours de route.
L’album donne souvent l’impression d’un empilement d’intentions plus que d’un véritable équilibre. Dès que Vampire Weekend ralentit ou accepte une forme de simplicité, les choses deviennent plus supportables. À l’inverse, lorsque le groupe s’agite, multiplie les effets ou pousse l’éclectisme, la musique devient brouillonne, parfois franchement fatigante. On sent une volonté d’être malin, moderne, branché — mais rarement celle de laisser une idée s’installer durablement.
Au final, Contra ne me convainc qu’à moitié. La note est basse, mais elle ne relève pas d’un rejet systématique : elle reflète surtout un disque trop conscient de son image et de ses codes, et pas assez de sa musique. Je comprends son succès et son importance pour certains, mais à l’écoute, il me laisse davantage l’impression d’un album efficace par moments que réellement marquant sur la durée.
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Créée
le 6 févr. 2026
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le 12 août 2014
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