Opeth fait parti de ces quelques groupes (je pense notamment à The Gathering ou à Anathema) qui ont débuté dans le gros metal (Death metal dans presque tous les cas) et qui un jour se sont essayés à un style plus mainstream.
On peut comprendre la frustration de ces musiciens talentueux qui sont pourtant ignorés voire méprisés simplement en raison du style de musique choisi.
Reste que tenter un virage vers le mainstream est assez risqué.
Dans le cas d'Opeth, le virage est plutôt réussi même s'il manque la masterpiece, la pièce maîtresse, ce morceau iconique qui marquerait le départ d'une nouvelle carrière.
A ce titre, les morceaux Windowpane, Death whispered a lullaby et Ending credits sont très réussis mais pas réellement marquants.
Au fil de l'album, on constate un songwriting plutôt inspiré mais qui finit quand même par lasser assez vite. La formule (sorte de soft/rock progressif) est la même tout au long de l'album qui donne l'impression de rester en permanence sur exactement le même tempo ; ça n'accélère pas, ça ne freine pas on reste sur un rythme de trainard pendant tout l'album.
Alors, il y a la qualité du chant (très juste), la qualité du son de la guitare acoustique qui est très bien enregistrée mais, en forçant le trait, Damnation c'est : 8 titres et 8 fois la même recette ; on a les mêmes ingrédients avec juste un dosage différent.
Damnation est un de ces albums dont on dit/écrit beaucoup de bien mais qu'on écoute/réécoute en fait très peu (d'où ma note qui pourrait surprendre).
En synthèse : l'album d'un virage soft/pop rock progressif réussi mais sans fulgurance