Dream Theater était en 2013 à un carrefour, le groupe cherchait à revenir aux sources après le départ de Mike Portnoy l’année précédente qui avait laissé un vide. Comment continuer quand une pièce maîtresse de la formation est partie vers d’autres aventures ? Eh bien, en revenant à ce qu’ils aiment, du metal progressif qui va souvent (très souvent, c’est vrai) rappeler ici Rush, une de leurs influences majeures. Rien que le titre éponyme donne l’impression d’une envie de nouveau départ, une sorte de « reset » informatique. Alors, bon, ça n’est pas leur meilleur album loin de là mais je l’ai compris dans cette optique-là, ni plus, ni moins. Repartir sur des morceaux plus courts, chez eux c’est très relatif 😉, entre 6 et 8 minutes chacun, ainsi qu’une longue pièce finale de 22 mn (« Illumination Theory ») qui sans être renversante, a ses bons moments, comme toujours avec eux même dans leurs albums moins indispensables. Il y a toujours des idées intéressantes et des passages marquants à glaner par-ci, par-là, même quand leur album est moins convaincant. Mike Mangini assure plutôt bien à la place de Portnoy. Un album sombre, nerveux et qui envoie pas mal, c’est déjà bien non ? Le début est ce que j’ai préféré avec des morceaux qui tiennent bien la route comme « The enemy inside » (très bon), « The looking glass », « Enigma Machine ». On n’est bien sûr pas au niveau de «Metropolis Pt.2: Scenes From A Memory » et «Six Degrees Of Inner Turbulence », quand le groupe était au sommet de sa créativité, mais franchement, cet album s’écoute agréablement, sans prise de tête. Certains fans y ont vu un album ennuyeux et qui faisait du recyclage…C’est bien parfois de revenir à un peu plus de simplicité et de rendre hommage à ceux qui vous donner envie de faire de la musique, non ?