Avec Elysium (2012), les Pet Shop Boys prennent tout le monde à contre-pied. Exit les beats éclatants et les refrains euphorisants : place à une pop contemplative, feutrée, presque crépusculaire. C’est un virage audacieux, marqué par des ambiances douces et des textes introspectifs, où Neil Tennant évoque le temps qui passe, le désenchantement, la mémoire.
Il faut le reconnaître : l’album est élégant, mature, souvent touchant (Leaving, Invisible ou Requiem in Denim and Leopardskin en sont de beaux exemples). Mais cette retenue constante finit par peser. L’absence de contrastes et de montées en intensité rend l’écoute linéaire, parfois même un peu terne. La grâce est là, mais elle flotte sans toujours se poser.
Elysium est un album sincère, noble dans ses intentions, mais qui manque parfois de relief pour vraiment emporter. Une œuvre en clair-obscur, attachante mais inégale.
Note personnelle : 6.5/10. Un disque à écouter le soir, seul, quand tout est calme — mais qu’on aurait aimé voir briller un peu plus fort.